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la neurasthénie. Le système nerveux entre parfois en jeu. Une émotion violente peut faire baisser l'acidité urinaire. Les chagrins ont une action sur l'hypoacidité. C'est peut être pour cela que dans les épidémies les personnes influencées par les fatigues antérieures et qui ont une tendance à l'hypoacidité,
sont les premières atteintes. La tuberculose, le cancer évoluent
mieux après des peines morales sur des terrains prédisposés. L'hypoacidilé se trouve pendant la grippe, la fièvre typhoïde, Les femmes enceintes sont dans un état d'hypoacidité intense.
« Cette constatation, dit Joulie, est d'un grand intérêt, car elle atteste, tout au moins, un état anormal des fonctions digestives qui aura des conséquences pathologiques fort sérieuses.
La cause de l'hyperacidilé se trouve toujours dans une dyspepsie plus ou moins intense résultant d'une disproportion entre la quantité des ingesta et la puissance digestive de l'estomac.
» Tant que la dyspepsie est légère, elle peut passer inaperçue. Beaucoup de gens sont dyspeptiques sans Le savoir. Mais lorsqu'elle devient intense, il se produit de la somnolence après les repas, de la céphalalgie, des éructations, du pyrosis, de la constipation, des flaluosités et enfin de la dilatation d'estomac ou d'intestin avec toutes leurs conséquences.
» Les aliments ne trouvant pas dans l'estomac un suc gastrique assez abondant ou de qualité normale y séjournent plus longtemps qu'il n’est physiologiquement nécessaire, ce qui permet à certains ferments ingérés d'entrer en action et de produire des fermentalions anormales déterminant la formation d'acides organiques (formique, acétique, lactique, ete., etc.). Ces acides, plus ou moins absorbés par l'estomac, passent dans le sang, en altèrent la composition, en diminuent la fluidité, gênent et ralentissent ainsi la circulation, et, en se combinant aux bicarbonates qu'il contient, mettent en liberté une quantité exagérée d'acide carbonique qui détermine le passage dans les urines d'une plus forte proportion de sels acides, d'où l'hyperacidité que constate l'analyse.
» L'équilibre normal se trouvant ainsi rompu, les oxydations
PACS VIENT
se ralentissent, ainsi que les échanges; la vitalité des organes, s'amoindrit, le chimisme physiologique se modifie et engendre des produits toxiques d'élimination difficile, d’où résulte une certaine partie des phénomènes pathologiques considérés comme dépendants de la diathèse arthritique et que M. le professeur Bouchard a si bien décrits sous la rubrique de maladies par ralentissement de la nutrilion.
» Mais ce ralentissement amène progressivement la débilité des organes, l'anémie, et alors la circulation s'accélère par suite de la diminution de la viscosité du sang résultant de son appauvrissement en matières fixes, les oxydations deviennent excessives, l'alimentation élant mauvaise ne peut suffire à réparer les . pertes qu'elles produisent, le sujet consomme sa graisse, puis
ses muscles et finalement tombe dans une cachexie progressive qui finit par amener une terminaison fatale.
»,La diathèse hyperacide se transforme ainsi en diathèse hypoacide, et en examinant les urines au moment où s'opère cette transformation, on trouvera l'acidité diminuée ».
« La grande famille des maladies par ralentissement de la nutrition, décrite par M. Bouchard, devra être divisée en deux branches parce que la nutrition peut se trouver ralentie de deux façons bien différentes : 1° par diminution des échanges organiques, abaissement des oxydations : diathèse hyperacide ; 2° par excès des oxydations, dépense dépassant la recette : diathèse hypoacide. Le dosage de l'acidité urinaire permet d’établir nettement la distinction. C’est pour n'avoir pas eu jusqu'ici ‘un procédé commode, rapide ct précis pour apprécier ce dosage, que la science médicale est restée à cet égard dans une profonde obseurité et que l'art médical a continué à conseiller les alcalins à des malades dont ils ne pouvaient qu'aggraver la situation. C'est pourquoi aussi l’idée de l'hérédité et de la fatalité des diathèses s'est imposée aux meilleurs esprits qui, voyant les maladies persister et se succéder dans un ordre presque constant chez le même individu ou dans sa lignée, malgré les
traitements, en apparence les plus rationnels, sont arrivés à désespérer de la science et à croire que tous ses efforts ne pou-
He vaient aboutir qu'à un soulagement momentané, sans jamais : atteindre la cause première des manifestations pathologiques : la diathèse. RAS
» Une des conséquences les plus importantes de la diathèse hypoacide est l'influence qu’elle exerce sur la circulation. Les acides épaisissent et même coagulent le sang tandis que les alcalis le liquéfient. Il en résulte que sous l’influence d’une acidité diminuée le sang, devenu moins épais, circule plus vite, pour une même impulsion cardiaque et que les battements du cœur s’accélèrent, la résistance du sang se trouvant atténuée par suite d’un moindre frottement contre les parois des divers canaux qu'il traverse : La tachycardie est donc un caractère clinique de l'hypoacidité qui peut, au besoin, dispenser le médecin de recourir à l'analyse de l’urine, dans le cas où il est difficile de l’obtenir. Le pouls normal, Le matin au réveil, est de 60 à 65 pulsations par minute; s'il dépasse ce nombre, on peut-être assuré qu'il y a hypoacidité d'autant plus intense qu'il le dépasse davantage.
» Une autre conséquence également obligée de l'hypoacidité est l'exagération des oxydations et, par conséquent, l'élévation de la température intérieure du corps. La température normale étant de 37° le matin au réveil, on trouve toujours la tachycardie coïncidant avec une élévation de température de quelques dixièmes de degré. Si la fréquence du pouls dépasse 90 à 100 pulsations à la minule avec élévation de température à 88° et au-dessus, c'est la fièvre. Mais entre 37° et 38° l'augmentation de température mesure assez exactement l'intensité de l'hypoacidité.
» Dans le sang normal, les oxalate et phosphate de chaux, le phosphate de magnésie et même Le phosphate ammoniacomagnésien sont en dissolution grâce à l’acide. carbonique qui s'y trouve en excès el qui maintient ces phosphates à l'état de phosphates acides parfaitement solubles et dialysables, ce qui leur permet de l'éliminer par les reins et d'être excrétés avec l'urine. Que l'acidité carbonique saturée par l'ammoniaque, provenant de la désassimilation des matières azotées, vienne à
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