‹ Contribution à l'étude de l'acidité urinaire: Ses variations sous l'influence du Bromure de potassiumChapitre 22 sur 37 · DU 4: SE · texte numérisé non relu

DU 4: SE

diminuer, à un certain degré, les phosphates alcalino-terreux acides deviendront phosphates neutres ou même phosphates basiques, insolubles dans le sang et seront emportés avec lui dans la circulation à l’état de sable minéral. Ce sable ira encombrer et même obstruer les capillaires dans certains organes où il déterminera de la stase sanguine ou tout au moins un ralentissement de la circulation avec dilatation des capillaires, sous l'influence de la pression cardiaque. Il en résultera des phénomènes plus ou moins inflammatoires et plus ou moins douloureux dans les organes où ces dépôts se seront produits. Suivant que ce seront les artères, le foie, le cœur, on aura les seléroses de ces organes avec toules les conséquences. Dans le cristallin, le dépôt d'une certaine quantité, fort minime évidemment, de ces phosphates, amènera la cataracte. Dans la rétine, la cécité en sera la conséquence fatale. Dans l'appareil auditif, les dépôts produiront la surdité. Dans les articulations, dans les muscles : ils développeront l’arthritisme, ete. ».

Telle est la théorie de M. Joulie, nous ne pourrions pas faire moins que d'en citer certains passages, parce qu’elle a eu et qu'elle a encore un grand crédit auprès d’un grand nombre de médecins. De ce que la plupart des maladies étaient dues à l'hypoacidité, il s'en est suivi que la thérapeulique que préconisait M. Joulie devait être forcément une thérapeutique tendant à remplacer cette hypoacidité par une hyperacidité relative et il a pensé que l'acide le plus convenable pour atteindre ce but était l'acide phosphorique.

Après avoir essayé le produit sur lui-même et constaté que les effets obtenus étaient des plus satisfaisants, il conseilla le traitement phosphorique à certains malades et obtint des améliorations très sensibles. L'amélioration de l'état général par rétablissement de l'acidité urinaire est également remarquable chez les rhumatisants. Les dyspeptiques, les eczémateux, les furonculeux, les diabétiques, ont été favorablement influencés par la médication. Les femmes enceintes ont toutes supporté la médication acide et Les troubles qu’elles avaient ressentis dans Les grossesses antérieures ne reparaissaient pas.

ner

La posologie de l'acide phosphorique doit se régler d'après le dosage de l'acidité urinaire, et à ce sujet M. Joulie a Due. un certain nombre de préparations pharmaceutiques.

Des expériences plus récentes ont amené la plupart des auteurs qui se sont occupés de la question à des conclusions qui ne sont précisément pas en rapport avec celles émises précédemment. Cela tient probablement à ce que les méthodes de dosage sont plus précises.

M. Nicolaïdi qui a employé la méthode de Joulie a constaté :

Que l'urine du lever est beaucoup plus acide que celle rendue

à n'importe quel moment de la journée. L’acidité de l'urine rendue au moment de la digestion ou quelque temps après était diminuée d’une façon très notable. Le régime carné diminue l'acidité urinaire. Il en est de même du régime végétal et du régime lacté. Le vin rouge, le vin blanc et la bière augmentent cette acidité. Dans les maladies, l’état stationnaire ou l'aggravation coïncidaient avec une diminution de l'acidité urinaire. Les guérisons ou les améliorations se produisaient quand l'acidité se relevait.

Les conclusions de M. Gir ne sont pas tout-à-fait semblables, tant s’en faut. D'après lui, le volume des urines augmente considérablement après les repas. Quand l'ingestion des liquides augmente, l'excrétion de l'urine augmente de volume. La densité varie ordinairement en sens inverse du volume par heure. Elle est en moyenne de 10 le jour où l'absorption des liquides est normale et l'émission de 745 ; et de 1013 le jour où l’absorption des liquides est plus grande et l'émission de 1900 centimètres cubes. Ordinairement, la quantité d'acide phosphori-

que augmente immédiatement après les repas. L'urine est tou-.

Jours acide, l'acidité est augmentée après les repas. L'acidité

dépend surtout de l'acide phosphorique. Il est probable que la

quantité des autres acides augmente aussi sensiblement.

Il est donc évident que B. Jones, Neubauer et autres se sont trompés en disant que l’acidité était minimum après Les repas ét leur théorie, qui faisait de cette diminution un signe de l’augmentation des alcalis du sang par suite de l'appel des acides

nc tabl

ns #

TPE FPT,

LG

vers l'estomac pour constituer l'acide chlorhydrique du sue gastrique, doit être considérée comme dénuée de fondement.

Enfin très récemment M. Malmejac (de Lille) a utilisé comme moyen de diagnostic de la tuberculose le dosage de l'acidité urinaire. Ses résultats sont loin d’être d'accord avec ceux qui avaient été précédemment établis. D'après lui, les urines aseptiques de tuberculeux gardent pendant un temps variable de 12 jours à trois mois et plus leur réaclion acide, tandis que les urines d'individus sains ne gardent leur acidité que 3 à 10 jours. Quand les progrès de la maladie augmentent, l'acidité augmente quant à la durée et quant au taux. Comme cette acidité présente chez les tuberculeux une forme spéciale qui n'existe pas dans d’autres affections, l’auteur a pensé qu'il y avait là un symptôme pouvant être utile à la clinique.

Telles sont les différentes opinions, qui ont pu être émises, sur les varialions de l'acidité urinaire. Elles sont loin d'être semblables, mais néanmoins on peut remarquer que dans ces dernières années la plupart tendent à admettre l'acidité constante de l'urine, ce qui n'était pas précisément l'opinion des premiers auteurs qui s’occupèrent de la question.

ER TP Te ED RS ON D EE LR APS GR POP 0e I 2 VO PT TRE Pr. Lx ' As o ; : NY N de 25 f | CRT hi Éd à à ne el : V il E L ; AN ï

Page 1