‹ Contribution à l'étude de l'acidité urinaire: Ses variations sous l'influence du Bromure de potassiumChapitre 25 sur 37 · A X 100 NES · texte numérisé non relu

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M. Joulie prend comme acidité étalon, l'acidité normale déterminée par M. Gautrelet avec la soude et le tournesol dont la moyenne est de 4,553. Quand on a un chiffre inférieur à 4 il y à hypoacidité, quand il est supérieur à 5, il y a hyperacidité. |

Critiquée d’abord par M. Lepierre, et plus récemment par M. Winter, cetle méthode garde auprès de nombreux chimistes une grande vogue. Et pourtant M. Winter a montré que :

Le précipité limite de M. Joulie n’est pas, comme il l’a écrit, du phosphate tricalcique, mais du phosphate bicalcique.

Cette méthode ne peut pas fournir ‘l'acidité des phosphates acides terreux comme le prétend son auteur.

Cette acidité est très différente de l'acidité vraie.

Le phosphate bicalcique n'étant pas tout à fait insoluble dans l’eau et dans les solutions de phosphates acides, il se produit

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un retard dans l’apparition de ce précipité sous l'influence de ces causes, et c'est ce retard qui constitue un des éléments de l'acidité Joulie, l’autre étant favorisé par les acides étrangers.

Les fluctuations des acidités urinaires à la soude et à la phtaléïne suivent de très près celles des phosphales alors que celles des acidités Joulie n’ont souvent aucun rapport avec la courbe phosphorique.

Enfin, M. Joulie prend pour établir son coefficient normal 4,553, une acidité obtenue par M. Gautrelet à l'aide d’un tournesol, acidité qui n’a rien de commun avec l'acidité Joulie.

Méraone pe FreünD et TôPrer, — On précipite les acides libres par le chlorure de baryum et on dose dans le filtrat par la soude décinormale jusqu'à apparition d'une teinte jaune elair de l’alizarine, sulfonate de soude. Si on versait encore de l’alcali, on aurait une teinte pourpre violacée, indication de la présence de sels de type PONaH?. On reprend ensuite par la méthode inverse avec HCI décinormal et on obtient de nouveau la couleur jaune clair qui permet de doser la quantité de sels PO‘HNa?. On ajoute de l'acide jusqu’à ce que le bleu CB Poirrier passe du rouge au bleu franc et on dose ainsi les sels de formule PO'Na. Ou peut également doser tous les H libres en présence de bleu Poirrier.

Il est évident que ces changements de coloration sont difficiles à saisir et que la précision peut manquer de ce fait. Si on ajoute du bleu Poirrier à de l’eau, il faut une certaine quantité d’alcali pour le faire virer d'après Glaser. Lieblein pense que tout le phosphate monobasique n'est pas précipilé et que 3 p. 100 environ reste en solution. Arnstein a trouvé que ce chiffre variait entre 1,56 et 5,6 p. 100 et dépendait de la teneur en NaCI qui ferait trouver plus de P?0.

La quantité des phosphates alcalins mono et bibasiques a aussi son iufluence. D'une façon générale, on doit rejeter cette méthode parce qu'elle contient trop de virages consécutifs, tous très difficiles à saisir.

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Méraope Jécou (1). — Cette méthode repose sur la propriété qu'a l'acide phosphorique de donner avec la magnésie en présence de chlorhydrate d’'ammoniaque, un phosphate bien défini PO‘AzH'Mg + G6H°0 ne se dissolvant pas dans l'eau ammoniacale.

Elle repose également sur la solubilité relative des carbonates de chaux et d'’ammoniaque dans le chlorhydrate d'ammoniaque.

On additionne 50 cc. d'urine de 10 cc. d’une solution à 20 p- 100 de sulfate de soude cristallisé et on filtre. On prend 30 ec. du filtrat correspondant à 25 cc. d'urine et on les met dans un matras jaugé de 100 cc.avec 15 cc. de solution magnésienne faite avec 12 grammes de chlorure de magnésium et 17 grammes de chlorure d'ammonium dissous dans quantité suffisante d'eau pour avoir 100 cc. On ajoute dans le matras 20 cc. d'ammoniaque N/4 et on complète à 100 ce. avec de l’eau distillée. On agite, on laisse déposer dix minutes et on filtre.

On prélève 80 cc. du filtrat correspondant à 20 cc. d'urine et 16 cc. d'ammoniaque N/4, on Les met dans un vase à saturation avec une quinzaine de gouttes de tournesol et on ajoute HCI Y/; jusqu'à virage au rouge, soit n°.

(16—n) X gs = (16 —n) X 12,5 — A exprime en cc. de liqueur alcaline l'acidité d'un litre d'urine. On a ainsi, comme avec BaCP, l'acidité absolue de l'urine, dans laquelle on fait intervenir PO‘H* comme tribasique.

Pour obtenir l'acidité réelle définie comme plus haut avec PO“IT envisagé comme bibasique au tournesol, il faut, de cette valeur, retrancher une quantité de liqueur N correspondant à la valeur négligée. à

Pour cela, les phosphates étant dosés et exprimés en un poids P de P*0f par litre, on a :

(1) Denigès, Chimie analylique, 1908, p. 959.

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Une molécule de P*05 (poids 142) — 2 molécules de PO‘H:. Or, l'acidité absolue de deux molécules de PO‘H: est saturée par 6000 cc. de soude N;-P grammes de P?05 correspondront à

6000 ; 4 AIS PE 5 de soude N pour trois valences saturées et à trois fois

moins pour une valence. Soit :

Px Ro = P X 14,1

Jégou constate que le rapport entre l'acidité réelle a-et la

valeur P X 14,1 qu'il appelle acidité phosphatique, CR P x 141

varie chez les sujets normaux de 0,9 à 1,1.

Cette méthode, qui semble moins entachée d'erreur que la plupart des autres, présente l'inconvénient d’être un peu longue en raison de la difficulté qu'a parfois le précipité de se déposer.

Autant que possible, nous avons choisi une méthode simple, rapide, commode à pratiquer en clinique, de façon à pouvoir disposer immédiatement des résultats et c'est pour cela que nous avons eu recours au procédé de M. Blarez. Nous en avons tiré le meilleur parti possible, tant au point de vue de la rapidité que de la commodité avec laquelle on obtient toujours la même teinte et des résultats toujours comparables. Nous allons décrire son procédé tel qu'il l'a décrit lui-même dans son ouvrage sur l'urine.

De tous les réactifs indicateurs, le moins mauvais est certainement la phénolphtaléine, et c'est celui qui permet d'obtenir les résultats les plus élevés, par conséquent ceux qui se rapprochent le plus de la réalité. Avec lui, il est possible de doser l'acidité totale, c'est-à-dire celle qui correspond à l'acidité des acides libres et à l'acidité non neutralisée de l'acide phosphorique.

Pour pratiquer le dosage, on emploie une solution de soude N/10, une solution alcoolique de phénophtaléine à 1 p. 100 et une solution de chlorure de baryum neutre à 10 p. 100.

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Méraone BLarez. — On prend 10 cc. d'urine, on les place dans un vase à saturation chaude, non pas avec 20 ou 30 cc. d’eau distillée mais bien avec 125 ce. environ, il nous a semblé que la teinte était plus nettement perçue, et d'autre part nos résultats ont toujours été constants. On ajoute quelques gouttes de phénolphtaléïne et on porte à l’ébullition pendant quelques secondes. ”

On place le vase sur un fond blane, et tout en communiquant au liquide un léger mouvement giratoire, on verse goutte à goutte de la soude N/10. Au contact de l'urine, chaque goutte se colore en rose violacé et la couleur disparaît immédiatement. Enfia, la disparition se fait moins vite et Le liquide reste coloré. Quand la teinte est très légèrement rosée, la saturation apparente est obtenue. On note la quantité de soude N/10 employée. On a ainsi l’acidité apparente.

On opère de nouveau dans le même vase, on ajoute à la solution qui a déjà servi 20 gouttes environ de la solution de chlorure de baryum à 10 p. 100, et on soumet de nouveau à l'ébullition pendant quelques instants. On obtient ainsi un précipité cristallin très lourd, se déposant très facilement. Il y a décomposition des phosphates bimétalliques et on a un phosphate tribarytique et une certaine quantité d'acide chlorhydrique qui correspond à la basicité de P?05. Cette basicité qui ne peut pas être décelée par la phénolphtaléïne, l'est au contraire par correspondance avec HCI.

On obtient, d’après M. Blarez, la réaction suivante :

2PON&H + 3BaCP = (PO*PBa* + ANaCI + 2HCHI.

Pendant que l’on chauffe, la coloration rosée disparaît; on ajoute une nouvelle quantité de soude N/10 jusqu'à ce qu'on a obtenu de nouveau une coloration rosée persistante.

On à ainsi par la quantité totale de soude N/10, employée pendant les deux opérations, l'acidité totale de l'urine.

On représente les résultats en acidité apparente et en acidité totale, en multipliant le nombre de centimètres cubes trouvés

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