CHAPITRE V
Pathogénie.
A quoi tient l’acroparesthésie ? Il est assez difficile de donner une explication suffisante des différentes théories qui ont été émises :
Toutefois, si l’on veut bien se rappeler la physiologie des extrémités, on s’aperçoit bien vite que les systèmes nerveux et vasculaire sont là plus qu'ailleurs subordonnés l’un à Pautre.
Pour maintenir une chaleur constante permettant le toucher et l’exercice du tact, il a fallu créer une nappe vasculaire considérable tant du côté des capillaires artériels que du côté des réseaux veineux. On sait quelle richesse présentent les arborisations terminales des vaisseaux ; on sait aussi qu’il existe autour des articulations des phalanges de véritables lacs sanguins d’origine veineuse qui n’ont dans l’organisme pas d’homologues. Du côté du système nerveux, les corpuscules du tact ont besoin d’être baignés dansune atmosphère sanguine chaude et il part cons-