‹ Contribution à l'étude de L'acroparesthésieChapitre 36 sur 41 · OL VU · texte numérisé non relu

OL VU

tamment de ses extrémités nerveuses des excitations qui amènent par voie réflexe la régulation de la circulation des doigts.

Ges centres réflexes sont de deux sortes : les uns siègent sur les vaisseaux eux-mêmes et constituent les nervirovasorum cellules appendues aux petits vaisseaux, la seconde voie réflexe est dans la moelle.

Que l’on vienne à interrompre le cours du sang par ischémie, il se développe aussitôt des crampes et des douleurs atroces assez comparables à celles que l’on observe dans l’acroparesthésie ; que l’on arrête au contraire la circulation veineuse, on observe encore un des tableaux chimiques de lacroparesthésie, les doigts paraissent gonflés, énormes, douloureux si bien que les deux extrêmes : ischémie ou stase veineuse donne naissance à des troubles vasculaires qui rappellent le tableau clinique de l’acroparesthésie.

La première idée qui devait donc venir était de pen-

ser qu'il existait, du côté des artères ou du système nerveux qui les tient sous sa dépendance, des altérations donnant naissance à cette affection.

- Dans les différentes acroparesthésies symptomatiques l’élément vasculaire joue un rôle important ; dans l’albuminurie le doigt mort est dû, d’après Dieulafoy, à du spasme des petits vaisseaux ; on rencontre aussi ces acroparesthésies dans l’athérome par diminution du calibre des vaisseaux.

La théorie vasculaire s’appuie donc sur des faits physiologiques et pathologiques certains ; mais dans l’acroparesthésie essentielle, quelle est la cause de cette dilatation ou spasme vasculaire observé, quel est le primum:

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