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CHAPITRE IV

Marche. — Durée.

Nous avons déjà vu en décrivant les symptômes que la marche de la maladie était progressive. Commençant en un poiut limité de la main les phénomènes s’étendent à toute la main, gagnent même l’avant-bras, le bras, épaule ; ils peuvent ensuite atteindre le membre supérieur du côté opposé et finalement les membres inférieurs. Mais cette marche progressive n’est pas fatale ; il est des cas où les phénomènes ne dépassent pas une certaine limite. Pendant des années un malade n’éprouvera des symptômes que la nuit au moment où il commence à s’endormir; chez un autre les troubles ne dépasseront pas les parties primitivement atteintes, un troisième enfin pourra rester stationnaire à une période beaucoup plus avancée de la maladie et, quoique souffrant d'horribles douleurs, il ne verra pas son état s’aggraver davantage.

Un des caractères les plus saillants de l’acroparesthésie

est la variation de ses symptômes au point de vue de l'intensité sous l’influence des saisons.

Chez ces malades, l’été amène parfois une telle diminution dans tous les symptômes qu’ils ne leur causent plus aucune gêne ; ils voient au contraire arriver l'hiver avec appréhension, le froid amenant toujours un redoublement des souffrances.

Le traitement a également une influence sur la marche de la maladie soit qu’il l'abrège plus ou moins dans sa durée totale ou qu’il espace les périodes de crise. Nous y reviendrons plus loin. ER

De toute façon, la marche de la maladie est essentielle ment chronique et sa durée longue. Dans toutes les observations que nous avons pu recueillir, les malades souffrent depuis plusieurs années. La durée totale de cette affection ne peut pas être bien déterminé», car la maladie étant sujelte à récidiver, les malades souvent sont perdus de vue avant la guérison complète ; mais d’une façon générale, elle est assez longue.

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