‹ Contribution à l'étude de l'action de l'arsénobenzol dans certaines affections spirillairesChapitre 12 sur 24 · RENTE · texte numérisé non relu

RENTE

et d'huile camphrée. Saignée impossible. Heureusement, au bout de trente minutes, la crise commence à se calmer.

Dans la soirée, la malade respire librement et repose. Le pouls est régulier, quoique à 120; la température est à 400,2. k

12 avril. — La température est tombée ce matin à 360,4. La transformation de l’état général est complète La malade accuse un soulagement considérable. Le facies est bon, rose, l’œil vif; état général parfait. Le pouls est encore rapide (110), mais la dyspnée est peu prononcée. Quelques râles disséminés existent seulement. L'abdomen est souple, sauf dans la fosse iliaque droite. Les urines sont normales.

Du 12. au 21 avril, la température oscille autour de 38 degrés; l’état général reste excellent. Le contraste entre l’état avant et après l’emploi duc 606»est frappant.

21 avril. — On pratique la colpotomie, la tuméfaction iliaque semblant prendre de l'extension vers la région sous-pubienne. L’incision du cul-de-sac vaginal postérieur donne un liquide sanguinolent non purulent, sans aucune odeur.

A partir de ce moment, l'amélioration fut progressive et, aujourd’hui, la guérison est assurée. L'état général est très bon (température 37 degrés, pouls 84), car si toute la tuméfaction abdomino-pelvienne droite a disparu, il reste encore un léger empâtement diffus du petit bassin. On peut ainsi résumer l’observation :

Avant l'emploi du «606» à petite dose, la température

RNAQ Eee

oscille autour de 40 degrés avec phénomènes généraux septicémiques graves. d

Après injection intraveineuse de 0 gr. 25 de « 606 », la température descend de 1 degré et reste cantonnée à 39 degrés avec atténuation des désordres infectieux.

Une nouvelle dose de 0 gr. 50 de « 606 » fait tomber la température à 38 degrés et arrête l’évolution de l'état septicémique; enfin, une colpotomie, en draïnant le foyer abdomino-pelvien appendiculaire, supprime la dernière séquelle morbide et établit la guérison complète.

Les autres médications (electragol,quinine, etc.) n’avaient donné aucun résultat.

Les recherches de laboratoire et les connaissances de l'influence des composés arsenicaux sur les spirilloses humaines ont seules permis d’instituer une médication quasi

spécifique.

Page 1