‹ Contribution à l'étude de l'action de l'arsénobenzol dans certaines affections spirillairesChapitre 15 sur 24 · SE EE · texte numérisé non relu

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peu. La température, qui oscillait autour de 39 degrés, descend le 29 à 380 2 et le 30 à 370 6.

Mais, le lendemain, la température remonte à 390 6: la douleur est très vive, la parole et la déglutition très difficiles. On remarque que l’exsudat grisâtre s’est étendu au voile du palais et à la base de la luette. De plus, l’amygdale gauche est énorme, les piliers de ce côté sont le siège d’un œdème considérable et l’isthme du pharynx se trouve presque entièrement obstrué. Il y a de l’empâtement dans la région angulo-maxillaire. Les jours suivants, la température se maintient élevée autour de 39 degrés. Le pilier antérieur gauche se couvre d’un exsudat putrilagineux qui recouvre une ulcération semblable à celle de l’amygdale droite et qui, bientôt, la rejoint le long du voile du palais.

Les débris d’exsudat que l’on détache de cette vaste ulcération contiennent toujours du bacille fusiforme et de gros spirilles.

Le 10 avril, aucune amélioration n’apparaissant, on tente des applications d’arsénobenzol en solution légèrement alcaline; comme elles sont douloureuses, on les remplace le même jour par une solution acide de O0 gr. 60 de salvarsan dans 10 centimètres cubes d’eau salée physiologique. Cette solution est mieux supportée; le 10, au soir, la température est encore à 39 degrés, mais, le 11, au matin, elle tombe à 37° 6 et il y a une amélioration sensible.

On peut alors se rendre compte de l’état de la gorge.

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