MOISSAN
* © ALUMINOTHERMIQUE
TEMFS EN HEURES
Fig. 10.
physiques d (N°/,) calculées d’apcès l’incertitude admise au chapitre T (en général + 0 gr. 2 pour 100 gr. de métal).
ne,"
B) Métaux pyrophoriques. — Avecdes métaux aussi actifs, il était naturelle ment possible d'abaisser considérablement les seuils d'absorption. Aussi, avonsnous étudié le Cr pyrophorique à 5009, à 800 et à 1000v, et le manganèse pyrophorique à 3909, température au dessous de laquelle nous n'avons pas réussi à fixer de l'azote, à 8000 et à 10000. Les figures 11 et 12 représentent ces résultats. Quant à l'accord entre les diverses expériences, il est moins bon que dans le cas des métaux compacts, la divergence ayant atteint jusqu'au double des erreurs physiques ON. Cela peut tenir à une oxydation partielle du métal, impossible à évitercomplètement, quelle que soit la rapidité de manipulation de l'amalgame.
C) Caractères des produits formés. — Les produits provenant de l’azoturation du chrome sont violets-noirâtres, sans éclat métallique, et rigoureusement
- inattaquables par les acides. alors que le chrome métallique est fort bien attaqué
par l'acide shlorydrique ou l'acide sulfurique. à
Au contraire, les produits provenant de l’azoturation de manganèse sont gris, et présentent l'éclat métallique, examinés au microscope, Ils sont très aisément attaquables par les acides, méme dilués, tout comme le manganèse,
D) Analyse des produits azoturés. — Tous les résultats précédents ont été contrôlés par des dosages d'azote. Le procédé qui paraîtrait le plus simple consiste à extraire le gaz par chauffage dans le vide. Cette opération est en fait üifficile, les dernières traces de gaz ne s'éliminant que fort lentement et à très haute température. Pour le chrome, c’est cependant la seule méthode possible, si l’on ne veut pas se contenter, comme l'a fait Ferée (90) d'un simple dosare du métal. À 13700, tout dégagement de gaz cesse pratiquement au bout de 2 heures. Nous avons ainsi vérifié avec une concordance satisfaisante la teneur 29 grammes d’N? pour 100 grammes de métal à 800°.
Pour le manganese, l'attaque chlorydrique donne naissance à des composés ammoniacaux facilement distillables dans l'appareil de Schlæsing. Le titrage au moyen de solutions N/10 donne rapidement d'excellents résultats.
E) Conclusions. — Au point de vue chimique, si nous raisonnons sur les résultats obtenus avec des métaux purs et à grandes snrlaces, nous voyons que le chrome pyrophorique absorbe des quantités de gaz comprises entre 27,5 et 29 0}, de son poids de 510 à 1000° c’est-à-dire à peu pres constantes, en donnant naissance à des produits dans lesquels les caractères du chrome primitif ont complètement disparu ; nous pouvons donc conclure à une azoture, bien que la formule CrN (26 gr. 9 d’N? pour 100 gr. Cr?) proposée par Ferée (90) indique des teneurs un peu plus faibles. Les quantités absorbées par le manganèse pyrophorique, diminuent rapidement, au contraire, quand la température s'élève. A la température optima de 390 nous avons fixé 15 gr, 4 par 100 gr. de Mn, c'est-àdire obtenu un produit à 13, 3°/, d'azote. La tormule Mn°N? proposée par Haber et Van Oordt (91) exigerait 14,5 ©], ; la formule Mn°N? (Prelinger 86), 10, 3 0/, ; et la formule Mn?N2 Wedeking et Veit 87), 7, 32/0; l'on voit que ces derniers auteurs ont travaillé à des températures plus élevées. Comme, de plus, il n’y a pas de discon-
GABRIEL VALENSI
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& ABSORPTION DE L'AZOTE PAR LS a