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Fig. 13. — ACTION DE FAIBLES DOSES DE THÉOPHYLLINE SUR LE CŒUR ET LA PRESSION ARTÉRIELLE
Chien %, 16 kg. (même animal que fig. 12) ; vagues intacts ; respiration artificielle.
Or. — contractions auriculaires, et V — ventriculaires du cœur in situ (méthode de suspension). En dessous, pression carotidienne avec trait repère à 12 em. de Hg. En bas, à droite, les temps en secondes.
2. L'animal reçoit par la voie intraveineuse, enf ; 0,002 gr. de théophylline par kg., après une première injection de 0,001 gr. de théophylline par kg. (voir figure 12). (Tracé réduit de 1/3.)
PAR dr
D’après ces quelques exemples, on voit donc bien que la théophylline exerce, même pour des doses très faibles, une: action chronotrope et une action inotrope positives fort nettes.
Notons que, même chez l’animal intoxiqué par la théophylline (exp. 17, animal ayant reçu 0,218 gr. par kilo au total de cette purine) on observe à la fin des mouvements musculaires très violents, mais le cœur est toujours resté régulier.
Toutefois, au cours de cette expérience, ainsi que de l’expérience 16, nous avons pu cbserver que les doses élevées de: théophylline n’amènent plus d’accélération du rythme cardiaque.
G. Pouchet [56] a observé une accélération cardiaque con-. Sidérable par la théocine au début.
A, Oswald [82], ans son ouvrage, signale une augmentation de la fréquence du pouls, au moins sous lPaction de faibles doses de théophylline.
Fisher, Guggenheimer et Müller [29] font mention de l’action inotrope positive de la théophylline-éthylènediamine,. mais sans s’y arrêter.
R. Charlier, dans un travail récent [19] a fait l’étude comparée des trois purines : théobrominre, théophylline et caftiae au point de vue de leurs propriétés tonicardiaques, en enregistrant Îles variations volumétriques du cœur in situ {méthode cardiométrique de Y. Henderson), et observé également des actions inotrope et chronotrope positives, mais il: n’a expérimenté qu’à la dose de 0,0025 gr. par kilo.
Aucun de ces auteurs n’a signalé l’importance de l’augmentation d'amplitude et de l’accélération du rythme que peuvent produire même de très faibles doses de théophylline.
Quelle est l’origine de cette double action ?
A) ACTION CHRONOTROPE POSITIVE.
1. - On ne peut pas la rapporter à une action parasympatholytique, car :
a) Elle est conservée après vagotomie : exp. 36 et 40, ou après atropinisation : exp. 34, 35, 37, 38, 39 (fig. 10).
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b) La théophylline ne modifie pas l’action de l’acétylcholine sur le cœur (exp. 17) et elle augmente même légèrement la réponse du cœur à l’excitation électrique du vague (excitation du bout périphérique du vague au moyen du charriot de Dubois-Reymond).