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trique et sus-pubienne, en arrière de chaque côté de la ligne épineuse à la région dorsale inférieure et lombaire parfaitement distinctes, suivant leur diamètre vertical, allant se perdre sur les côtés dans le panicule adipeux et semblant assez uniformément réparties suivant les segments mélamériques primilifs.
Ces masses, généralement étalées, non limitées latéralement, peuvent passer inaperçues dans un examen rapide et leurs sillons de délimitation être pris par un chinicien non prévenu, pour des plis cutanés normaux.
Nous croyons qu'il en fût souvent ainsi et que c’est la raison pour laquelle ces localisations ne sont pas plus
souvent signalées : notons néanmoins que l’observation
d'Huguier (Obs. V), la première en date, mentionne l'existence de masses dorsales et lombaires analogues à celles que nous avons rencontrées chez nos malades.
Nous rappellerons les cas des malades de Janselme et Bufnoir (Obs. XII), Langer et Thiroloix, chez lesquels soit le dos ou l'abdomen ou tout le tronc était capitonné de masses lipomateuses confluentes.
Mais il faut remarquer que foujours les extrémités des membres restent intactes et par la pureté de leurs lignes font un curieux contraste avec les tubérosités souvent informes qui siègent à leurs racines.
« Au niveau des tumeurs la peau est fine et normale «et a conservé toute sa mobilité. Il existe cependant « quelques exceptions à cette règle : adhérences à la « face profonde du derme, varices lymphatiques de la « face (Sibley), aspect éléphantiasique localisé à l’aisselle » (Hayem).
« Par la palpation on trouve tantôt une surface lisse
homogène, tantôt, le plus souvent, une surfaee irrégulière et lobulée. La consistance est celle du lipome, molle, pâteuse, sans qu'on puisse toutefois déterminer de godet par la pression.
« On peut, à ce point de vue, distinguer trois variétés de tumeurs : les plus molles sont celles de la région sous-mentonnière qui donnent lieu souvent à une fausse fluctualion analogue à celle des lipomes mous : les plus dures occupent la nuque. »
Chez notre malade de l’obs. III, la consistance des masses rétro-mastoïdiennes était, par place, tellement ferme que nous avions pensé à l'existence d’un exostose et qu'il nous a fallu une épreuve radiographique pour nous faire abandonner notre hypothèse.
« Enfin, la consistance des autres tuméfactions tient le milieu entre les deux.
« On a d’ailleurs observé des changements assez brusques de consislance survenant sur une même tumeur el coïncidant généralement avec des changements de volume.
« Une palpalion attentive permet parfois de constater, au milieu de la masse encore peu développée, l’existence des noyaux bien isolés et résistants, noyés dans une almosphère de tissu adipeux (Launois et Bensaude). »
Nous savons (Obs. Mollard et Petitjean, de Pfestelmozoglu, de Mauclaire, de Dieulafoy) que ces masses sont constituées pour la plupart non point par des cellules Tymphatiques, mais par du tissu graisseux condensé.
Ainsi, en résumé, nous trouvons 3 grands signes objectifs qui caractérisent l’adéno-lipomatose, ce sont :
La symétrie ; é La forme diffuse ;
Les localisations spéciales.
$ 2. — Symptômes généraux.
L'adéno-lipomalose, à part quelques cas particuliers, n apporte aucune gêne, autre que la gêne mécanique qu'elle occasionne quand elle prend de trop grosses proportions, toutes les fonctions continuent à s'exécuter normalement:
La tête qui, selon l'expression de MM. Meige et Fendel (in Brissaud) émerge de sa collerette lipomateuse comme d’un énorme coussin » el qui semble fichée directement dans les épaules sur lesquelles s'étale la masse cervicale conserve néanmoins toute sa mobilité.
Il peut exister des symptômes de compression (Obs. I). Mais c’est là une complication, bien qu'on puisse s'en étonner, plutôt rare.
Plus fréquentes semblent les compressions des organes du médiastin par adéno-lipomatose trachéo-bronchique (Obs. FE). Nous ne rappellerons pas les signes de cette compression que nous avons pu constater chez notre malade de l'observation IT et qui était d'ailleurs beaucoup plus dû au volume du néoplasme æsophagien qu'à celui des ganglions trachéo-bronchiques en dégénérescence cancéreuse.
On ne rencontre, comme nous avons pu le constater nous-même et vérifier par les observations suivantes, aucun trouble viscéral chez ces malades.
Mais nous avons trouvé toujours nos malades apa-
thiques, déprimés, offrant un facies misérable, voûtés, ramassés sur eux-mêmes.
Cet élat d'asthénie n'est-il pas plutôt dû à l'alcoolisme que l’on rencontre chez la plupart de ces malades ou à leur mauvaise alimentation ? Ce sont tous des individus de classes inférieures. On ne rencontre pas l'adénolipomatose chez les riches. Lorsque ces travailleurs sont par la difformité de leur affection obligés de quitter leur situation, c’est la misere physiologique et phsychique, au bout de peu de temps et c’est dans un état d’asthéme complet qu'ils arrivent à l'hôpital.
Car, vraiment, ce n’est pas non plus par les analyses, qui ont été faites du sang ayant presque toujours des caractères normaux, que l'on peut attribuer cet état de dépression à une altération sanguine. Ajoutons qu'à part quelques cas signalés au chapitre de la pathogénie on ne rencontre pas davantage de troubles de la sensibihié mi de la motilité.