‹ Contribution à l'Étude de l'Administration des Drogues thérapeutiques sous forme de SuppositoiresChapitre 16 sur 31 · SN · texte numérisé non relu

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ceux contenant 10 cc. du liquide prèt à être titré et comparer les colorations.

Les recherches suivantes ont été effectuées :

a) Nous avons étudié comparativement la sulfamidémie après une dose unique de 2 gr. du corps sulfamidé donnée, soit par voie buccale, soit par voie rectale sous forme de suppositoires.

Le tableau et la courbe ci-dessous rapportent les résultats moyens de 7 sujets :

Voie buccale Voie rectale OR. RO Heures S. libre S. total S. libre S. total

] _______ sulfamidémie libre | Voie buccale 1e ue Fe totake

libre = totale

Voierecta!e

COMMENTAIRE, -- La sulfamidémie totale est identique au bout de vingt-quatre heures, quelle que soit la voie d'introduction, mais la sulfamidémie libre est à l’avantage de la voie buccale.

b) Nous avons, sur les mêmes sujets, étudié la sulfamidurie, en fonction de la dose unique de 2 gr., en comparant les voies d'absorption :

Urines de 48 heures.

Voie buccale Voie rectale

S. libre S. total S. libre S. total 49 72 4 6,8 COMMENTAIRE. — La faiblesse de l'élimination après admi-

nistration par suppositoire ne semble pas due à une persistance de la sulfamidémie, étant donnée l’expérience précédente, mais à une non élimination par non absorption.

c) Enfin, nous avons étudié la sulfamidémie de 4 malades prenant 6 gr. par vingt-quatre heures de para-amino-phénylsulfamido-pyrimidine, soit par voie buccale, soit sous forme de suppositoires, répartis de 6 heures le matin à 6 heures le Soir.

Nous avons obtenu les résultats suivants :

Temps Voie buccale Suppositoire 1 heure 20 7 7 — 20 7 9 — 187) 3 24 6 +

apportés sur la courbe ci-dessous, les chiffres obtenus montrent la faiblesse comparée à la sulfamidémie, après administration du produit sous forme de suppositoire :

Paraaminobhé [su/famide-pyrimisire d S Des Ÿ ÿ VU $ 10 S Q ES ne L < PNR 2 | \ ; 1 7“ s 24

Figure 4 -

3° SULFAPYRIDINE OÙ 693 MB

DUREL, HALPHEN et ALLNE (35) ont étudié de même la sulfamidémie et la sulfamidurie, après administration de la sulfapyridine sous forme de suppositoire, Les résultats ont été démonstratifs : la concentration sanguine a été 4 à 5 fois plus faible qu'après ingestion.

I est, de plus, particulièrement intéressant de noter que DuUREL a également utilisé des suppositoires à la sulfapyridine sodique, soluble à 33 © (1 gr. du dérivé sodique de la sulfapyridine est soluble dans 3 ce. d'eau) et que, si les résultats ont été meilleurs qu'avec la sulfapyridine, ils ont été cependant inférieurs à ceux donnés par le para-amino-phényl-sufamide ou 1162 F, cependant 23 fois moins soluble. Nous reviendrons sur ce point dans nos conclusions.

Nous-même, à l'hôpital Cochin, nous avons étudié labsorption de la sulfapvridine par les voies buccale et rectale, en procédant à divers types d'examens :

a) Nous avons étudié la sulfamidémie comparée après une

dose unique de 2 gr. de 693 MB, donnée soit par voie buccale, soit sous forme de suppositoire.

Les courbes et le tableau ci-dessous représentent les résultats moyens sur 9 sujets :

Sulfamidérmie libre

Voie buccale #i PRE, : totale À x lière Voie rectale Dre PA totale

Ru

Voie buccale Voie rectale CR.. SE PR. CE Temps Libre Total Libre Total 1 heure 8,4 8,4 4 — 3,9 Sul 1,4 1,6 DA 1,9 1,8 0,8 2 COMMENTAIRE. — Nos résultats se rapprochent de ceux ob-

tenus par les auteurs cités, quoique nous pouvons noter que, après vingt-quatre heures, la sulfamidémie la plus élevée est celle qui dépend de lPabsorption rectale.

b) Chez ces mêmes sujets, nous avons étudié la sulfamidurie sur les urines totales de quarante-huit heures.

Voie buccale Voie rectale ER. Ne à + Sr Libre Total Libre Total 31 69,8 8,4 23

COMMENTAIRE. — L’élimination est donc très diminuée après administration rectale.

c) Enfin, nous avons étudié la sulfamidémie de 6 malades prenant 6 gr. par vingt-quatre heures de sulfapyridine : soit par voie buccale, soit par voie rectale, les prises étant réparties de 6 heures le matin à 6 heures le soir.

Compbrimé ———— Suppositorre bi] S ÿ Ÿ ÿ SC à G à ES E

Figure 6

mr. Wet

Voie buccale Voie rectale 1 heure 8,2 155 7 > D) D 9 — 0,6 l 24 — 1,0 4 COMMENTAIRE, — Si le taux de la sulfamidémie après admi-

nistration rectale est encore faible, elle atteint cependant un niveau thérapeutique, puisque celui-ci serait, pour SOLLMANN, de + à 6 mgr. pour 100 cc. de sang. De plus, il faut noter l'élévation lente de cette courbe, mais aussi sa persistance, puisque après vingt-qualre heures, elle est supérieure à celle obtenue après ingestion du 693 MB.

4° CAMPHOSULFONATE DE PARA-AMINO-BENZÈNE SULFAMIDE 809

Nous avons étudié, selon le même esprit, Pabsorption comparée du camphosulfonate de para-amino-benzène sulfamide, par les voies buccale et rectale :

a) Nous avons établi les courbes de sulfamidémie en fonction d'une dose unique de ce corps sulfamidé administré par voie rectale et par voie buccale chez 8 sujets :

—__ Sulfarmdémie libre Voie buccale : k Lie ones . libre SENTE . - totale

Voie buccale Voie rectale Temps Libre Total Libre Total 1 heure 6,6 6,7 MCE 3,6 4,8 1,6 1,8 24 — 1,4 3 il 1l 1,4

b) La sulfamidurie totale dans les urines de quarante-huit heures de ces sujets montre :

Voie buccale Voie rectale — ts Libre Total Libre Total

C'est-à-dire une élimination faible après administration par le rectum.

c) Enfin, nous avons administré 6 gr. de camphosulfonate de para-amino-benzène sulfamide, répartis sur vingt-quatre heures, de 6 heures le matin à 6 heures le soir, soit par voie buccale, soit par voie rectale :

Temps Voie buccale Voie rectale 1 heure 6,9 5 fn = 6,9 D de = 3,7 3 24e 3 197 Vois buccole Voie rectale __

Figure 8

COMMENTAIRE. — L’élévation de la sulfamidémie après administralion rectale, quoique assez rapide est peu élevee,

mais cependant peu éloignée de celle obtenue par ingestion du produit.

D° PARA-AMINOBENZÈNE-SULFAMIDOTHIAZOL (2090 RP)

SEGUIN et DUuGaL (36) ont étudié systématiquement labsorpüon rectale du sulfathiazol chez le chien non anesthésié. Administrant un suppositoire dosé à 1 gr. de sulfathiazol, ils ont fait des prises de sang toutes les quatre-vingt-dix minutes pendant les neuf premières heures, un dernier échanüllon étant prélevé à la vingt-quatrième heure. Ils ont dosé le sulfathiazol libre et le sulfathiazol total (c'est-à-dire sulfathiazol libre plus sulfathiazol acétylé), en utilisant ia méthode de Bratton et Marshall : diazotation et couplage avec le dichlorhydrate de N (I-Naphtyl) éthylènediamine.

\} —— Sulfoth total Courbe typique d'absorption rectale ——-— sSuf. acélylé dv sufathiazo!l chien n22, 4Kilogrammes ent o HNTE dese lgr de sufathiazo!

ass a50

mgr: de sulfath. par ICôcc.ce sang

Cette dernière courbe représente une courbe typique d'absorption du sulfathiazol. SEGUIN et DuGaL remarquent que «si l’on admet comme volume total du sang, celui qui correspond au dixième du poids de animal, on voit que chez ce chien typique, le maximum d'absorption du sulfathiazol total est de 1,28 mgr., de sorte qu'un peu plus du millième

A. Debarge 3

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