‹ Contribution à l'étude de l'anatomie pathologique de la démence précoceChapitre 13 sur 30 · L.:=" CERVELET · texte numérisé non relu

L.:=" CERVELET

Nous avons dit que l’on pouvait constater l’atrophie globale ou hémisphérique du cervelet.

Cette atrophie correspond histologiquement à l’atrophie des neurones, à la réduction de leur nombre, sans réaction vasculo-conjonctive. |

Les cellules de Purkinge sont inégalement réparties, à tel point que les régions pouvant contenir normalement de 6 à 10 cellules en sont totalement dépourvues. Les cellules existantes sont généralement normales dans leur ensemble, leur volume, leur forme, leur structure. Etant donné l’atrophie des lamelles elles sont forcément moins nombreuse que sur les lamelles normales ; mais encore, leur quantité est bien moindre qu’elle devrait l'être sur ces lamelles ainsi diminuées. La réduction de leur volume est moins accusée que leur diminution numérique.

Lorsque les cellules de Purkinge présentent des modifications de structure, on constate la disparition des chromatophiles ou leur désintégration, l’excentration, la déformation où même l’atrophie du noyau.

Parfois l’on ne rencontre que des vestiges de lésions, sous forme d'éléments atrophiés disparaissant au milieu des cellules névrogliques proliférées.

Les cellules de la couche des grains peuvent être diminuées de nombre, mais pas de volume.

Ms DORE

La couche moléculaire peut, elle aussi, être diminuée d'épaisseur. Il serait de règle pour certains auteurs de remarquer une absence complète de réaction névroglique.

Eisath a pourtant trouvé des cellules névrogliques rondes à lignes de contour effacées, les granulations diminuées et la substance granuleuse marginale multipliée.

Dans la moitié des cas les cellules névrogliques atrophiées sont momifiées, pourvues de fibres protoplasmiques très fortes. Les fibres de Weigert par contre sont réduites de nombre ou bien multipliées autour des vaisseaux, les cellules névrogliques encombrées de pigments.

Les réactions méningées et vasculaires ne se rencontrent jamais.

La substance blanche est indemne.

Takasu n'aurait trouvé par contre aucune lésion sur un grand nombre de cervelets. De résultats aussi contradictoires il sera peut-être difficile de conclure.

LE tBuese

Les fibres des pyramides peuvent être claires et dissociées, les éléments cellulaires atrophiés : les altérations, d’après Gonzalès, sont évidentes dans le noyau de l’hypoglosse. Prolifération de la névroglie.

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