‹ Contribution à l'étude de l'anatomie pathologique de la démence précoceChapitre 5 sur 30 · PHOTO · texte numérisé non relu

PHOTO

tude anatomo-pathologique de la démence précoce, comme nous aurons l’occasion de le voir, restreint singulièrement le cadre de ce syndrome.

Cette étude n’a été commencée, somme toute, que depuis peu de temps, on ne s’en occupe que depuis une quinzaine d'années. Les précurseurs de cette étude ont pu voir quelques-unes des lésions de la démence précoce, mais ils n’ont pu les systématiser.

La démence précoce est bien une démence à lésions organiques; nous verrons que ces altérations ont des zones et des tissus d'élection, et qu'elles peuvent se manifester : à l'œil nu, par l’atrophie de l’un ou des deux hémisphères cérébraux et cérébelleux: histologiquement, par les lésions du neurone cérébral et parfois même du parenchyme de la moelle épinière.

Nous tâcherons d'établir la constance de ces lésions et de les différencier des altérations de l'axe cérébrospinal dans les autres démences, paralytiques, épileptiques, séniles, etc., et dans des psychoses pouvant évoluer sur un mode clinique semblable. Nous verrons s’il y a lieu d'admettre, avec la majorité des’ auteurs, les seules altérations du tissu neuro-épithélial, ou bien deux sortes de lésions, celles des méninges et des vaisseaux associées à celles du neurone et des fibres nerveuses. En un mot, nous établirons l'identité de ces lésions.

Il sera intéressant de rechercher quelles peuvent être leurs origines. Nous tâcherons de faire la part de la prédisposition acquise ou héréditaire.

Nous pourrons peut-être arriver par les résultats obtenus à nous faire une idée de la pathogénie de ces lésions. Nous tâcherons de déterminer dans leur évoluon l'influence de la puberté, du surmenage, des mala-

tr EE dies infectieuses ou toxiques. Nous chercherons ensuite à savoir si les causes pathogènes sont aussi importantes en elles-mêmes que leur mode d’action. Nous pourrons peut-être arriver ainsi à déterminer si la démence précoce est une psychose constitutionnelle ou accidentelle.

Ces lésions ne sont peut-être pas irrémédiables et nous verrons si l’on peut songer à modifier leur évolution, en un mot, nous essayerons de tirer de cette étude quelques déductions thérapeutiques.

Page 1