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ce genre d’anémie. On note parfois du subictère. La décoloration des muqueuses est de règle.
Pour Bolaffio, l'intensité de la pâleur permettrait d'établir un pronostic grossier.
Par contraste, l’amaigrissement est rare.
Les œdèmes sont quasi constants, blancs, mous, indolents, assez comparables à ceux du Brightisme. Ils siègent aux malléoles, aux paupières, aux grandes lèvres, à la région lambaire, ils y resteront pendant toute la durée de la maladie.
Les épanchements intrapéritonéaux ou pleuraux sont exceptionnels. Le repos, le régime lacté, les tonicardiaques n’ont aucune influence sur eux.
La bouche est rarement le siège d’une glossite
alors que celle-ci est fréquente dans l’Anémie de Biermer.
Abdomen : la splénomégalie est de règle et surtout plus prononcée que dans l’Anémie de Biermer.
Mac Swiney, sur 43 cas, a relevé 7 cas de rate nettement palpable. Bolaffio partage son avis mais signale, dans ces cas, la coexistence fréquente du paludisme. Le foie est aussi gros, sensible, palpable. Le cœur est rapide, on y découvre des souffles ané-
miques, systoliques, à la base. En général, ils sont sans irradiation.
La tension artérielle est normale, parfois abaissée.
Es
CD) ren
L'ophtalmoscopie décèle des hémorragies rétiniennes fréquentes, entraînant une diminution de 14 vue. Elles sont peu papillaires et s’accompagnent quelquefois d’œdème papillaire,
Les examens de laboratoires sont indispensables.
Le tubage gastrique renseigne sur l’état d'hypochlorhydrie.
Le tubage duodénal donne à la culture des germes pathogènes.
L'examen des urines décèle la présence d’albumine en quantité plus ou moins grande, sans rapport avec les œdèmes.
On note enfin de grandes quantités de pigments biliaires en rapport avec l'intensité de la déglobulisation.
C’est surtout l’examen du sang qui permet le diagnostic et permet en même temps, par sa répétition, de suivre l’évolution de la maladie et d’établir
un pronostic.
Le sang est moins rouge qué normalement, fluide; ses temps de saignement et de coagulation sont normaux. Le caillot est peu rétractile.
Benda précise que la cholestérinémie est abaïissée et l’urée normale.
Le nombre des globules rouges est très diminué : 1.500.000 à 1.000.000, d’autant plus bas que la maladie
LU
est plus grave.
Mt) rss
D'après Bolaffio, l’évolution fatale n’est observée que dans les cas descendant au-dessous de 1 million. Il convient d’ajouter que cette déglobulisation est extrêmement rapide (100.000 globules rouges en 24 heures).
La perte de sang de la délivrance (toujours peu abondante, il convient de le répéter), est susceptible de l’aggraver encore, amenant parfois une situation
critique.
La morphologie des globules rouges est modifiée : anisocytose avec poïkylocitose. La coloration, souvent difficile, montre une polychromatophilie marquée. La basophilie y est beaucoup plus fréquente que dans l’Anémie de Biermer. On rencontre des heuxatres granuleuses, des hématites avec restes nucléaires. Les globules rouges nucléés sont constants, sous forme de normoblastes ou de mégaloblastes avec prédominance normoblastique.
L’hémoglobine est diminuée, mais moins que ne le comporterait le degré d’anémie, d’où augmentation de la V. G. et ceci est constant (Dujardin-Beaumetz).
A cette chute de l’hémoglobine correspond une diminution du fer et de la valeur hématogène du sang, une diminution des plaquettes. |
La série blanche est peu modifiée et ne le serait que dans le sens de l’hyperleucocytose. La leucopénie en effet est très rare.