ÉTUDE DE L’ANESTHÉSIE
Trois cas sont à considérer :
1e" cas : l'hypnose est rapide et compiète.Au bout de quinze à vingt minutes le malade,sans avoir présenté niexcitation cérébrale ,niexcitation musculaire, sans même avoir changé de position, s’endort d’un sommeil calme, absolument semblable au sommeil | physiologique.
La respiration est d’une régvlarité parfaite. Le pouls est à peine accéléré, bien frappé.
La résolution musculaire est complète : le réflexe palpébral est paresseux mais en général conservé.
Chez les femmes, chez les sujets jeunes ou affaiblis, cetle anesthésie vraiment parfaite est la règle,
2° cas : le sommeil ne se produit pas dans les délais cités précédemment.
Les sujets éprouvent une sensation de somnolence, de torpeur assez considérable, mais ils narrivent pas à s'endormir. La résotution musculaire est pourtant complète et l’analgésie suflisante pour permettre une intervention. Chez ces malades il suffira de quelques bouflées de protoxyde d'azote pour
«amorcer » l'hypnose et l'opération pourra s’effec- . J. Vidal 2
tuer ensuite sans que l’on ait recours à un autre anesthésique, |
3° cas : l’anesthésie n’est pas obtenue.
Il s’agit en général d’éthyliques, qui souvent présentent un peu d’excitalion cérébrale : bredouillement, logorrhée, agitation, et chez lesquels il faudrait une dose beaucoup plus considérable d’éther.
Dans ces conditions, il vaut mieux recourir à une anesthésie mixte et donner par intervalles du protoxyde d’azote, ou tout autré anesthésique en inthalation. Il en faut, d’ailleurs, une quantité minime pour maintenir l'hypnose.
La durée de l’anesthésie est variable, mais elle a toujours été supérieure à une heure, permettant les interventions les plus complètes.
Le réveil se produit progressivement sans agilation deux à trois heures après l’administration du lavement puis, en général, les malades s’assoupissent à nouveau et sommeillent pendant plusieurs beures,
Cette prolongation de l’hypnose a été regardée comme un inconvénient sérieux ; NOUS ne le pensons pas, car le sommeil tardif nous paraît dû surtout à l'emploi des hypnotiques vrais soit comme médica- tion préliminaire (morphine, pantopon, chlorétone, etc.,) soit-comme adjuvant de l’éther (paraldéhyde. En tous cas nous n’avons jamais eu d'alerte au cours de cette période.