‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie générale: Variations de l'adrénaline, de la cholestérine et des 'lécithines' dans les organes et dans le sang du cobaye sous l'influence des anesthésiques générauxChapitre 13 sur 44 · L. — Propriétés générales de la Cholestérine · texte numérisé non relu

L. — Propriétés générales de la Cholestérine

Nous serons bref à ce sujet ; la thèse de GRIGAUT (59° est devenue classique et nous renvoyons pour plus de: détails à cet ouvrage cité dans la bibliographie, ainsi qu’à la thèse de CoLoMBIÈS (41).

On rencontre la cholestérine à peu près dans tous les organes, tissus ou liquides de l'organisme. Elle existe: chez les végétaux à Pétat de « phytostérines ».

Sa composition a été parfaitement élucidée grâce surtout aux travaux de Winpaus (177).

Elle se présente sour forme de paillettes blanches nacrées insolubies dans l’eau, solubles dans l'alcool bouillant, le chloroforme, l’éther, les corps gras.

Elle a pour formule : C* H“O+H:O.

Point de fusion : 148°5.

Lévogyre d — — 37°1 pour les solutions chloroformiques à 2 %.

Elle est tantôt libre, tantôt combinée à l’état d’éthers avec des acides gras élevés ou des protéines. Elle se combine à la digitonine pour donner un préci-

pité insoluble.

BAINS en

de la production dans les capsules surrénales et les corps jaunes.

Citons les principales réactions de la cholestérine que nous empruntons à M. le professeur L. HUGOUNENQ (1):

1° Avec SO‘H: additionné de 1/5° d’eau, on a à chaud une coloration rouge carmin qui, en présence de teinture d’iode vire au violet, puis au jaune, finalement au bleu en passant par le vert ;

2° Avec SO‘H° concentré, on a une matière colorante rouge soluble dans le chloroforme, la solution devient violette, bleue, puis enfin jaune ;

3° Evaporée à sec au bain-marie au contact d’un peu d’acide azotique, la cholestérine laisse un résidu jaune que l’ammoniaque fait virer au rouge vif ;

4° Evaporée doucement avec de l’acide chlorhydrique mélangé de chlorure ferrique, de chlorure d’or et de bichromate de potasse, on obtient un résidu violet (SCHIFF) ;

5° Avec 5 cc. d’une solution chloroformique de cholestérine, 1 cc. d’anhydride acétique, 1 goutte d’acide sulfurique concentré, on observe une coloration rose, puis rouge, bleue et enfin verte, assez stable pour permettre un dosage colorimétrique et présentant au spectroscope une bande d’absorption dans le rouge entre les raies B et C. Cette réaction est due aux oxycholestérines.

Origine : Une partie est d’origine exogène (aliments). Une partie est d’origine endogène. FLINT attribue au foie le rôle producteur de la cholestérine.

CHAUFFARD, LARROCHE et GRIGAUT (35) placent le centre.

. (1) L. HUGOuUNENQ, Précis de Chimie physiologique et pathologique (Collection Testut).

A ee

. ABELOUS et SOULA (1) dans la rate. Mais on ignore encore la matière première dont part l’organisme pour produire la cholestérine.

Rôle : multiple, antihémolytique et antitoxique. Pro-

priétés hydrophiles remarquables (lanoline).

IE Propriétés générales des Lécithines

Les lécithines sont des lipoides phosphorés, ce sont des phosphatides contenant des acides gras non saturés.

Découverte par GoBLEY (67), en 1846, étudiée par LiEBREICH (101) en 1865, ses rapports avec la choline furent définitivement établis par DrakoNow (50) et STRECKER (159) (1867-1868). Le noyau de la lécithine «st l’acide glycérophosphorique qui existe sous deux

formes isomériques 2% et 6.

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