CH20—PO(OH} - . CH20H
La première possède un carbone asymétrique, les deux autres fonctions alcool sont éthérifiées par des acides gras saturés et non saturés (acide oléique, palmitique, stéarique).
Comme beaucoup d’autres acides que ceux-ci, en particulier :
l’acide linoléique (2 doubles liaisons) ;
l’acide linolénique (3 doubles liaisons), ont été rencontrés dans les mélanges de lécithines, le
HR). Race
nombre de lécithines possible avec les 4 acides glÿycérophosphoriques :
2 inactifs, 2 optiquement actifs, devient considérable.
La lécithine la plus fréquente est la lécithine oléo--
palmitique ; elle a donc pour formule :
ë 7 OCH3! \ es CE < ocmi 0 OH— PO O—C?Ht— T=(cHs) oH
Les lécithines ont été bien étudiées par Cousin (42), FOURNEAU (62), WILLSTAETTER (176) et LüDECcKkE (107). LEVENE (98), Mac LEAN (109), ROLLET (150), DELEZENNE (47), BiLLON (17), DESGREZ (49) et elles contiennent toujours des traces de sel de calcium. Elles existent dans toutes les cellules animales et végétales et les liquides de l’organisme. Elles sont particulièrement abondantes: dans le lait, le jaune d’œuf, le sperme, le cerveau, les. capsules surrénales.
Propriétés. — Les Tlécithines sont des substances molles et cireuses, blanches, hygroscopiques, altérables, éminemment oxydables, se colorant à l'air, se gonflant dans l’eau en formant des solutions colloïdales. Elles sont solubles dans l’alcool absolu et même dans l’alcool à 90° ; solubles dans l’éther anhydre et surtout le mélange alcool-éther, le chloroforme, les carbures, les huiles, insolubles dans l’acétone. Elles sont précipitées. de leurs solutions paf le chlorure de cadmiuim.
Elles forment, avec les matières protéiques, des com-
plexes ou des produits d'absorption assez stables, ainsi qu'avec les sels de calcium, le glucose et, sans doute, avec la cholestérine (1). Elles présentent le phénomène de biréfringence (croix au microscope polarisant). Elles sont très facilement hydrolysées par les acides et les alealis, ainsi que par la chaleur au-dessus de 50° ou une dessication prolongée.
Réactions principales. — Ce sont celles de ses produits de dédoublement, choline, qui se combine à l’iode pour former un periodure: Réaction de FLORENCE, réaction des acides glycérophosphoriques (DENIGES (48) et BaïLLy (6).
Avec les phénols, après oxydation, formation d’un dérivé de la dioxyacétone.
Avec la résorcine, coloration rouge.
Avec le gaïacol, coloration bleue.
Malgré les travaux de HUNDESHAGEN, GRUN et KADE, LANGHELD, la synthèse de la lécithine est encore à faire, la difficulté presque insurmontable étant l’étherification de la choline par l’acide glycérophosphorique.
Propriétés physiologiques. — La lécithine joue un rôle obscur, maïs constant, dans presque tous les phénomènes biologiques. Citons les curieuses propriétés cytolytiques de la lysocithine (DELEZENNE (47) et FOURNEAU (62).
Remarque : Par suite de la grande multiplicité des lécithines et de leurs rapports avec les phosphatides, nous avons défini ce que nous entendions par « léci-
thines » ; pour éviter toute confusion, nous entendrons
(1) Ce qui expliquerait les variations concomitantes de ces deux corps que nous avons observées au cours de nos expériences.
Me. ee
par lécithines : « les éthers glycérophosphoriques de la choline unis aux acides gras, solubles dans Péther absolu après reprise, par ce solvant, de l’extrait alcoolique desséché à basse température ». |
Ce que l’on entend par lécithines de l'œuf est un mélange de lécithine et de céphaline. Dans notre procédé d'extraction la céphaline est insoluble dans l’alcool. Par contre, malgré l’insolubilité théorique de la sphingomyéline dans l’éther, il en passe toujours un peu dans l’éther anhydre par suite de son « adsorption » avec les lécithines. Cette quantité étant toujours la même, les chiffres trouvés sont peut-être légèrement supérieurs aux chiffres théoriques, ce qui ne présente aucune importance pratique. Mais il était bon de définir ce que tous les biologistes entendent par « lécithines » du sang et
des tissus lorsqu'ils dosent ces substances.