FR
h — — — 0%,5 à 1 gramme.
La novocaïne est beaucoup moins anesthésiante que la cocaïne, sa «qualité » s'établissant à 12 contre 2,6 pour la cocaïne. Cette « qualité » est donnée par le quotient :
Dose mortelle Concentration anesthésiante minimum
proposé par Hoffmann et Kochmann. La dose mortelle est déterminée par injection sous-cutanée au cobaye en établissant la dose par kilogramme de poids, nécessaire à tuer l’animal, etla concentration anesthésiante minimum par le procédé du « bouton dermique ».
Il est également démontré que la durée de l’anesthésie par la novocaine est moins longue que par la cocaïne (Piquand et Dreyfus).
Les propriétés accessoires de la novocaïne sont bonnes. Elle est
nt =
à peu près indifférente au point de vue vaso-moteur. Cependant Eggleston et Hatcher trouvent qu'une injection intraveineuse rapide produit chez le chat une chute de la pression artérielle ; la fréquence du pouls est variable : elle est en général diminuée.
Widal, Abrami et Hutinel ont étudié l’action de la novocaïne sur le foie de l’homme. Ils ont constaté qu’une dose de 2 grammes de novocaine par voie sous-cutanée n'avait produit ni insuffisance protéopexique, ni rétention biliaire (cité d’après Chevassu et Rathery).
En ce qui concerne son action sur les reins, Chevassu et Rathery indiquent qu’on trouve, lors de l'administration de quantités habituellement employées de cette substance, des troubles de l’élimination aqueuse, en particulier de l’oligurie. L’azotémie et la constante d’Ambard ne sont pas modifiées.
La novocaine peut donc être employée sans trop de danger en infiltration, mais elle ne se prête guère à l’anesthésie en surface. Bien que King dise qu'on peut obtenir de bonnes anesthésies en oto-rhino-laryngologie en attendant un peu plus longtemps qu’on n’a l’habitude de le faire, le pouvoir anesthésiant de la novocaine est nettement insuffisant pour la méthode d’imbibition si couramment employée.
Stovaine.
La stovaine est un benzoate d'un alcool aminé non cycelisé l’éthyl-diméthyl-amino-propanol. La forme la plus usitée est le chlorhydrate.
CH
# 4 ÿ GOOG—CGH? — N (CH)? CIE.
Dre CAE
La solution de ce chlorhydrate n’est pas rigoureusement neutre : elle est légèrement acide.
Au milieu du déluge de corps nouveaux que les chimistes et les pharmacologistes apportèrent pour réaliser des corps anesthésiants moins dangereux et moins coûteux que la cocaïne, la stovaine émergea quelque temps, grâce surtout au talent et à l’ardeur avec lesquels Reclus s'attacha à son étude.
Cependant la stovaine n'offre pas d'avantages bien importants. Sa toxicité n’est pas très éloignée de celle de la cocaïne. Piquand et
RTE
Dreyfus ont trouvé qu'une injection intraveineuse de 30 milligrammes de stovaine par kilogramme de poids suffit à tuer un lapin. En injection intrapéritonéale, il faut 18 centigrammes par kilogramme de poids pour obtenir le même résultat chez un cobaye. En rachianesthésie, la stovaine occasionne assez souvent des paralysies, trop fréquemment des accidents mortels. (Le Filliatre, Heinecke et Lœven, Camus et Hertz, Paris médical, 1921.)
Alypine.
L’alypine est un produit parent de la stovaïne. C’est le benzoate de l'éthyl-tétraméthyl-diamino-isopropanol :