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mais dont le pouvoir anesthésique est moindre aussi, il résulte que, la toxicité de ce corps variant comme son pouvoir anesthésique, qui est moindre que celui de la cocaïne, ce corps devient aussi dangereux que cette dernière, tout en étant inférieur à elle comme puissance anesthésique absolue.
29 Le corps ne doit pas être irritant, il ne doit pas provoquer ni lésions des tissus, ni hyperémie et doit se résorber avec la plus grande facilité. Les substances trop acides ou trop alcalines lèsent les tissus.
30 La substance doit être facilement soluble: les solutions, stables et facilement stérilisables.
Sous ce rapport, précisément, la cocaïne laisse beaucoup à désirer. La cocaïne se stérilise difficilement et ne peut se stériliser que par tyndallisation, ce qui ne nous offre pas la sécurité que donne la stérilisation par température élevée, surtout pour des solutions qu’on veut conserver. De plus, la cocaïne, même en ampoules, s’altère et ne peut être longtemps conservée.
49 La substance doit se combiner avec la suprarénine ou adrénaline, sans altérer son pouvoir vaso-constricteur.
Toutes ces conditions sont remplies par la novocaine ; mais cet anesthésique local est nettement insuffisant, car il ne permet pas de réaliser l’anesthésie en surface des muqueuses. Jusqu’alors les spécialistes oto-rhino-laryngologistes et oculistes ont donc été contraints de rester fidèles à la cocaïne dans les cas de ce genre, quoiqu'ils aient été convaincus des dangers qui accompagnent son emploi.
Poursuivant leurs efforts afin de réaliser des corps anesthésiants moins dangereux que la cocaïne, les chimistes ont été amenés à la découverte d’un nouveau produit, — isomère de la cocaïne ordinaire, — répondant aux conditions énumérées précédemment et pouvant s’employer aussi bien pour l’anesthésie par imbibition que pour l’anesthésie par infiltration.
Nous allons retracer les principales étapes de ces recherches, qui ont abouti à la réalisation du chlorhydrate de pseudococaïne droite.