‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie locale: par le chlorhydrate de pseudococaïne droite (Delcaïne) en oto-rhino-laryngologieChapitre 20 sur 78 · I. — ÉTUDE DU POUVOIR ANESTHÉSIQUE LOCAL · texte numérisé non relu

I. — ÉTUDE DU POUVOIR ANESTHÉSIQUE LOCAL

a. — Étude des anesthésies produites par le chlorhydrate de pseudococaine droite sur la cornée du lapin.

Nous avons utilisé, pour cette étude, la méthode publiée par J. Régnier en 1923, méthode de mesure basée sur le déclenchement du réflexe oculo-palpébral par excitations rythmées au moyen d’un crin fin ; cette méthode permet de suivre l’évolution entière de l’effet anesthésique ; elle permet de traduire par des chiffres et par des courbes non seulement la durée de l’analgésie, mais encore son intensité. Des comparaisons faites par intervalles rapprochés avec des solutions de titre connu de chlorhydrate de cocaïne permettent d'estimer la valeur d’un produit par rapport à celle du chlorhydrate

de cocaïne choisi comme type. Les essais du contrôle montrent une limite d’erreur inférieure à 20 p. 100, ce qui est aeceptable pour une méthode physiologique.

La chlorh ydrate de pseudococaïne droite, en solution à 1 p. 100, ne produit aucune irritation de la cornée. L’action produite est semblable à celle que donne le chlorhydrate de cocaïne.

29 avril 1927 : chlorhydrate de cocaïne à 4 p. 400................…. 312 LUNANTI1M0 2718 — = pseudococaïne droite a p.100... 301 6 juin 1927 : — mn COCAIN CAMP MIO) PERRET 301

À la suite des essais effectués par Luigi Salazar par la méthode que nous avons utilisée, nous avons été amené à faire effectuer une nouvelle série d'expériences. Les essais de Salazar lui avaient donné, en effet, pour la psicaïne, des résultats plus faibles que les nôtres. Des essais nouveaux ont été effectués au laboratoire de M. le professeur Tiffeneau. Les lapins utilisés étaient jeunes et n'avaient jamais servi.

Mai 1928 : Chlorhydrate de cocaine à 1 p. 400............... 539 = = = — pseudococaïne droite à 1 p. 100.......... 454 — — — MEN EU Ie een onde iourese 248

La solution de chlorhydrate de pseudococaiïne droite à 1 p. 100 équivaut donc sensiblement à une solution de chlorhydrate de cocaïine à 08r,86 p. 100. Sa force relative est donc 07,86.

Le résultat différent (0,25 au lieu de 0,86) trouvé par Luigi Salazar peut s'expliquer parfaitement par le fait qu’à poids égal de sel la quantité de base dans la psicaine est plus petite que dans les sels que nous avons étudiés et surtout, comme nous l’avons vu plus haut, par la différence du pH des solutions étudiées. Alors que les solutions de psicaïne ont une réaction acide (pH 3,4, d’après Merck), les solutions que nous avons étudiées ont une réaction nettement plus voisine de la neutralité. Les solutions étant faites dans une eau tridistillée de pH 6,9, le chlorhydrate de pseudococaine droite, en solution à 1 p. 100, a comme pH 5,2.

b. — Étude de l'action du chlorhydrate de pseudococaine droite sur les fibres motrices du sciatique de la grenouille.

La méthode utilisée pour ces essais est celle qui fut publiée en 1926 par H. Cardot et J. Régnier.

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