‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie locale: par le chlorhydrate de pseudococaïne droite (Delcaïne) en oto-rhino-laryngologieChapitre 22 sur 78 · TT · texte numérisé non relu

TT

Muqueuses Rachianesthésie

Nerf

Moteur: Nerfs sensitifs.

Nerts Lingual | branch. Cornée du chien. des du lapin.

épinoches.

Sciatique | Sciatique de la de la erenouille.|grenouille.

Chlorhydrate de cocaine gau- CHER Tree |

Chlorhydrate de pseudococaïine

De ces résultats, nous pouvons tirer plusieurs conclusions :

10 Les résultats obtenus par Gottlieb sur la cornée et sur le nerf sensitif, avec le chlorhydrate de pseudococaïne droite, sont parfaitement confirmés.

20 Les résultats obtenus sur le nerf moteur par Blorkmann, Wiberg et Santesson, avec la psicaine neutralisée, avec la psicaine N de Merck et avec le chlorhydrate de cocaïne neutralisé, sont parfaitement confirmés. En effet, si ces auteurs trouvent pour la psicaïne acide (ordinaire) une activité très faible, ce qui ne saurait nous étonner, ils signalent, par contre, après neutralisation, une action

très forte pour la psicaine, action nettement supérieure à l’action produite par la cocaïne.

Leurs résultats sont donc parfaitement comparables aux nôtres, puisque, rappelons-le, nous avons effectué tous nos essais sur les nerfs avec des solutions anesthésiques, en liquide de Ringer, amenées exactement à pH 7.

Au contraire, les résultats que nous avons trouvés sur le nerf moteur sont très différents des résultats signalés par Bœhninghnus, Kochmann et Lyding. Ces auteurs, opérant sur des solutions anesthésiques faites aussi bien dans du liquide de Ringer sans bicarbonate que dans du liquide tamponné de Ringer à pH 7 (mono et diphosphate de soude), trouvent pour la psicaïne, sur le nerf moteur, une valeur 5 fois plus faible que pour la cocaïne. Sans nous attacher aux différences de sels étudiés (tartrate pour les auteurs allemands, chlorhydrate pour nous, ce qui, à poids égal de sel, conditionne, répétons-le, des quantités de bases inégales), sans insister sur la différence de races des animaux d’essais (Rana temporaria pour eux et Rana esculenta pour nous), nous pensons qu’il faut chercher l'explication des divergences constatées dans le choix fait, par les auteurs allemands, de temps d’essais très longs : douze à vingt-quatre heures. Il est, en effet, à notre avis, difficile d'assurer, pendant une aussi longue période, une conservation parfaite des nerfs moteurs (et à plus forte raison des nerfs sensitifs) isolés. D'autre part, nous pensons que des anesthésies effectuées avec les doses employées ne se continuent pas sans modification pendant des temps aussi longs. Des actions secondaires physiologiques (fatigue, action plus spécialement toxique...) ou physio-chimiques (modifications soit du nerf, soit de la substance anesthésique) peuvent venir modifier, transformer ou supprimer le phénomène qui nous intéresse. La hausse secondaire de la chronaxie, ainsi que la stabilisation et la baisse secondaire de la rhéobase, toujours constatées par nous après action prolongée de solutions anesthésiques trop faibles pour bloquer, dès les premières minutes, la conduction nerveuse, nous semblent être dues à ces phénomènes secondaires qui compliquent ou remplacent le phénomène anesthésique pur. Du reste, il est peu logique de choisir comme temps d’action des temps aussi longs que douze et vingt-quatre heures, puisque, dans la pratique clinique, l’anesthésie doit être produite en quelques minutes. [l nous semble donc assez regrettable que les auteurs allemands n’aient pas cru devoir profiter de la bonne mise au point

de leur technique (Kochmann et Bœrminghaus) pour suivre, à des intervalles plus rapprochés et particulièrement dans la première heure, l’évolution du phénomène anesthésique.

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