‹ Contribution à l'Étude de l'Anesthésie LombaireChapitre 11 sur 74 · OR AS · texte numérisé non relu

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L'injection doit être pratiquée, d'après M. Jonnesco, dès qu'on a acquis la certitude, en constatant l'écoulement du liquide céphalo-rachidien, d'avoir pénétré dans l'espace archnoïdien.

D'après cet auteur, en effet, il ne faut laisser couler de liquide céphalo-rachilien qu'autant qu'il est nécessaire pour s'assurer que la pointe de l'aiguille se trouve en bonne place. M. Jonxesco va même plus loin et accuse la soustraction d'une quantité trop grande de liquide d'avoir des conséquences nuisibles, d’une part en provoquant des signes de défaillance ; d'autre part, en favorisant la diffusion trop rapide de la solution anesthésique.

Tous les auteurs ne sont pas d'accord sur la question de savoir s'il y a ou non intérêt à opérer la soustraction

de liquide céphalo-rachilien. Lorsque cette pratique a été préconisé pour la première fois, elle fut tout d'abord consi-

dérée comme en perfectionnement capital apporté à la technique classique de la rachianesthésie. Nombre de troubles qu'on attribuait autrefois à l'action nocive de la cocaïne ou de ses succédanés, mais qui étaient dùs en réalité à l'hypertension intrarachidienne, allaient, pensait-on, dispa- raître grâce à cette modification de technique.

On alla même plus loin et certains auteurs soutenant cette hypothèse que l'introduction d'une solution aqueuse dans le canal dural était la cause principale des accidents observés, il y avait intérêt à employer le liquide céphalorachidien lui-même comme dissolvant. Il suffisait de recueillir le liquide dans un récipient stérilisé contenant la dose de stovaïne et destrychnine à injecter, sous forme

pulvérulente ou en solution très concentrée, de façon à

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n'introduire dans le canal qu'une très minime quantité d'eau. Cette technique après avoir été employée par quelques chirurgiens n'a pas prévalu et l'usage ne semble pas s'en être beaucoup répandu. Cnapur retire de 15 à 20 centimètres cubes de liquide (1). AussrLLoux (2) préconise la soustraction de 8 à 10 centimètres cubes de liquide, et DEeraAxcouRT (3) celle d'une quantité de liquide variable suivant sa propre tension; cet auteur propose de laisser s'écouler le liquide tant qu'il s'écoule en jet, c'est-à-dire tant qu'il semble traduire l'existence d'une hypertension, puis d'en soustraire ensuite 25 à 30 gouttes. Cette dernière méthode nous semble préférable pour notre part et nous pensons que la soustraction systématique de 10 à 20 centimètres cubes de liquide chez les sujets chez lesquels il n°y a pas hypertension pourrait devenir une cause d'accidents. Nous pensons en effet avec M. Joxxesco, que l'équilibre céphalo-rachidien ne doit pas être modifié et que s’il nefaut pas augmenter la tension intrarachnidienne, il ne faut pas non plus la diminuer ; qu'en conséquence la meilleure règle de conduite semble donc être de ne soustraire qu'une quantité de liquide équivalente à celle que l'on injecte. Nous ajouterons que lorsqu'il y a hypertension marquée, la soustraction d'une plus grande quantité de liquide, mais qui ne doit pas au grand maximum dépasser 8 à 10 centimètres

cubes nous paraît être indiquée.

(1). CHapur. Journal de Chirurgie, 1912, loco-citato. (2). AussiLLoux, loco-citato.

(3). DERANcOURT, loco-citato.

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