‹ Contribution à l'Étude de l'Anesthésie LombaireChapitre 7 sur 74 · AE · texte numérisé non relu

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les deux jambes pendantes du même côté, le tronc dans la rectitude, les cuisses légèrement écartées, les bras croisés sur la poitrine, mais sans raideur, et la tête légèrement fléchie sur le thorax.

La position du malade pour la ponction pratiquée dans le décubituslatéralest décritecommeilsuit par MM.TurriER (1) Desrosses (1 et 2) et J. Düumoxr (2). Le malade rapproché autant que possible du bord de la table est couché sur le côté (droit ou gauche, d'après ces auteurs), le dos saillant vers l'opérateur, les cuisses ramenées sur le bassin, en position de forte flexion, les jambes fléchies surles cuisses, la tête légèrement antéfléchie sur le thorax et reposant sur un coussin. Tous les auteurs sont d'accord d'ailleurs pour admettre que la ponction lombaire est beaucoup moins facile en position couchée que dans la position assise.

La région lombaire a été lavée et aseptisée rigoureusement avec le plus grand soin par un aide spécial suivant les méthodes classiques, ou encore on fait pratiquer extemporanéement l’antisepsie à la téinture d'iode que nous préférons pour notre part, en raison de ses nombreux avantages : simplicité, rapidité et des excellents résultats qu'elle a toujours donnés à ceux qui l'ont employée.

Le chirurgien alors se place à la gauche du sujet, assis

pour plus de commodité,et il procède au repérage du point

(1) Th. Tuffier et P. Desfosses. Petite Chirurgie,pratique. Masson, éditeur, 1903.

(2) P. Desfosses et J. Dumont. Technique de la rachicocaïnisa-

tion. P. M. 1901. numéro 90, page 268.

= Ode

dorso-lombaire. Ce repérage est facile: un aide placé en avant du malade, face à l'opérateur, recherche la partie su-bterminale des crêtes iliaques embrassant la ; moitié antérieure du tronc du malade de ses avant-bras, cet aide laisse à demeure chacun de ses index sur chacune des crêtes iliaques. L'opérateur alors, recherche avec l'index gauche, sur la ligne bi-iliaque fictive ainsi indiquée, la quatrième vertèbre lombaire qui y correspond. Il n'a plus ensuite qu'à compter les vertèbres lombaires de bas en haut pour trouver la 12° dorsale.

L'index gauche reste appliqué sur l'extrémité de l'apoépineuse qu'il repère. La ponction doit être pratiquée dans l'espace immédiatement sous-jacent.

Certains auteurs estiment qu'on ne doit point pratiquer de ponction lombaire sans avoir obtenu préalablement l'anesthésie de la région (au moins dans ses plans superficiels) par une injection locale de cocaïne ou de stovaine. Les chirurgiens sont rares qui y ont recours et pour notre part

nous ne l'avons jamais vu pratiquer, en tant que premier temps d'une rachianesthésie. Nous ne voulons point nier cependant qu'elle ne puisse être d'une certaine utilité chez quelques sujets pusillanimes, qui ne veulent point se résigner à supporter la douleur assez intense à la vérité, provoquée par la ponction, chez la femme en particulier. On évite ainsi les gesticulations désordonnées, ces soubresauts, tous mouvements de réactions plus ou moins vifs que manifestent parfois certains malades et qui coinçant l'aiguille entre les lames vertébrales imbriquées, rendent très difficile, voire même parfois impossible la ponction.

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