EN
elle serait surtout fréquente chez les sujets affaiblis ou cachectiques.
Mais il est au cours de la rachistovaïnisation, des accidents autrement graves qui semblent dûs à l'action trop directe, trop intense ou trop prolongée de la stovaïne sur le bulbe ; nous voulons parler des troubles du pouls et de la respiration qui sont heureusement amendés et rendus exceptionnels grâce à l'adjonction de la strychnine à la stovaine.
Le pouls est ordinairement ralenti, mais il reste normal comme fréquence et comme intensité ; plus rarement, il est accéléré, atteignant 80 ou 90 pulsations. Le collapsus cardiaque est un accident tout à fait exceptionnel, la stovaine ayant une action élective sur les centres respiratoires. On ne l'observe guère que chez des sujets débilités ou atteints d'une lésion organique grave.
L'arrêt momentané de la respiration a été observé par M. Joxnesco dans 5 cas ; mais dans 3 cas sur 5 il s'agissait d'une ponction médio-cervicale faite avec une solution de stovoeïne atropine ; le ponction médio-cervicale et l’atropine sont aujourd'hui complétement abandonnées. Dans un autre cas il s'agissait d'une ponction dorsale supérieure dans laquelle il avait été injecté 0.04 centigr. de stovaine, dose que l'auteur reconnait aujourd'hui comme trop élevée. Dans le 5° cas il s'agissait d'une ponction dorsolombaire ; on avait injecté 0.06 centigr. de stovaïne ; mais 3h. 1/2 avant l'intervention on avait procédé à une injection de scopolamine-morphine. M. Jonnesco conclut donc que dans tous ces cas, les accidents ont été dûs à une erreur de méthode,
ere
Dans nos observations personnelles, nous trouvons notée dans 10 cas seulement l'apparition de troubles cardio-pulmonaires, sans qu'il soit possible de faire le partage des accidents cardiaques et des accidents pulmonaires. Dans presque tous ces cas d’ailleurs ces accidents ont été légers et chez deux des malades en cause, l'existence de lésions confirmées de. tuberculose pulmonaire suffisait à expliquer leur apparition.
Dans 2 cas seulement, M. HaLmacrANp a observé l'apparition d'accidents graves, ayant nécessité l'emploi
de la respiration artificielle.
3° Phénomènes postanesthésiques observés après
l'intervention
Parmi ceux-ci la céphalée est le plus fréquent. La céphalée peut être légère ; plus rarement elle est intense et peut se prolonger pendant plusieurs jours.
Dans nos observations nous la trouvons notée 37 fois soit dans plus de la moitié des cas ; 16 fois elle est restée légère et 21 fois on peut la qualifier de céphalée grave, soit du fait de son intensité, soit de celui de sa durée.
Les vomissements, plus rares que la céphalée, sont lorsqu'on les observe, surtout fréquents dans les heures qui suivent ; rarement on les observe après les 48 premières heures. Nous ne les trouvons signalés que 17 fois dans nos observations, soit un peu moins fréquemment que la céphalée grave par rapport à laquelle ils évoluent
à peu près parallèlement.