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Ces accidents semblent dûs à un trouble persistant de l'équilibre céphalo-rachidien et l'hypothèse d'une méningite aseptique invoquée par AUBouRG (1) nous parait être une pathogénie très voisine de la nôtre à cela près qu'on peut supposer l'existence de phénomènes esudatifs ou transsudatifs ; mais il n'en reste pas moins que ces accidents resteraient toujours liés à un phénomène mécanique, l'augmentation de tension intracraniorachidienne.
La rachislgie est un peu moins fréquente ; nous ne la trouvons signalée que 9 fois, soit dans 13 ‘/, des cas. Elle s'accompagne parfois de phénomènes paresthésiques irradiés dans les membres inférieurs, ceux-ci pouvant d'ailleurs exister en dehors d'elle et être liés à une lésion mécanique produite par l'aiguille au moment dela ponction. La rachialgie au contraire reconnaîtrait la même cause que la céphalée.
L'hyperthermie passagère et l'accélération parallèle du pouls, se produisant dans les heures qui suivent l'intervention, pour être maxima de 6 à 8 heures environ après elle et décroître ensuite rapidement, sont des phénomènes assez fréquents.
La rétention d'urine passagère a été observée dans quelques cas; sa fréquence est de 4 à 5 °/, d'après JONNESCo.
Enfin il faut citer ici les paralysies postanesthésiques qui seraient capables de se manifester plusieurs années
après l'intervention, bien que leur réalité puisse être mise
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(1) AusourG. Rachicocaïnisation, Thèse de Paris, 1904-04.
en doute. Nous n'avons jamais observé de paraplégie consécutive et tous nos malades rachianesthésiés ont été revus à plusieurs reprises depuis l'intervention. Et d'ailleurs, comment pouvoir affirmer qu'une paraplégie se manifestant chez un malade plusieurs années après une rachianesthésie est la conséquence de cette intervention ?
— Au rang des phénomènes postanesthésiques nous voulons placer enfin les modifications qu'apporte à la tension artérielle la rachistrychnostovainisation. Chez plusieurs de ses malades, M. le D' HaLzmAGRAND a fait prendre la tension artérielle à l’aide de l'appareil de PACHON avant, pendant et après la rachianesthésie. Le petit nombre d'indications que nous avons trouvé réunies à ce sujet dans nos observations ne nous permet pas de tirer des faits, des conclusions très nombreuses, ni très précises ; nous croyons pouvoir dire cependant que sous l'influence de la rachistrychnostovaïnisation la pression artérielle subit une baisse marquée, qui peut persister pendant plusieurs heures et qui porte à la fois sur la pression maxima et sur la pression minima, mais surtout sur la première. Lorsque l'injection rachidienne est accompagnée d’une injection sous cutanée d'adrénaline, la défail-
lance subie par la tension artérielle semble moins prononcée.