‹ Contribution à l'étude de l'anesthésie par l'étherChapitre 13 sur 18 · ER · texte numérisé non relu

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période d’agitation existe une fois sur cinq d’après Monod ; elle a été forte une fois sur cinq et demie, et légère une fois sur trois et demie pour Chaput, Angelesco, Lenoble.

Pour Julliard et Chalot, la période d’agitation est insignifiante avec l’éther, sauf chez les alcooliques et les nerveux. Ces auteurs admettent par conséquent que l’éther produit une période d’agitation moindre que le chloroforme ; au contraire, pour Reclus (1), l'excitation produite par l’éther est plus marquée que celle occasionnée par le chloroforme. Le malade tousse quelquefois au début de l’éthérisation ; rarement la toux est bien prononcée ; en même temps le patient présente au début de l’anesthésieune congestion de la face qui peut aller jusqu’à la cyanose, si le passage de l’air est intercepté. Quand cette cyanose apparait, il faut soulever le masque et laisser l’air entrer librement : l’aspect cyanosé de la face disparaît alors. D’après Julliard, la congestion de la face se produit presque exclusivement chez les sujets nerveux, impressionnables, alcooliques et chez ceux dont l’anesthésie est pénible. En même temps que la congestion de la face, le malade présente de la salivation abondante, salivation qui se continue quelquefois pendant toute l’anesthésie. La respiration est ronflante, ce qui indique que le patient respire bien; le pouls est bon ; enfin la température s’abaisse progressivement comme l’a bien montré M. Angelesco (2).

Il faut en général 140 à 150 grammes d’éther pour une opération ordinaire (Monod).

(1) Reczus, Société de chirurgie, 22 mai 1895.

(2) ANGELESCO, Société de biologie et Annales de médecine, n° 17, avril 189%, BORREL-DEROIDE 12

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OBSER VATIONS

Les observations que nous apportons à l’appui de notre travail comprennent deux catégories : les unes proviennent de malades anesthésiés par la méthode de Wanscher, les autres par le masque de Julliard. On pourra donc examiner les différences essentielles qui résultent de l’un etl’autre mode d’anesthésie. Parmi ces observations les unes nous sont personnelles, les autres nous ont été fournies par MM. Angelesco et Lenoble, internes du service de M. Pothérat, que nous tenons à remercier ici de leur obligeant concours.

Anesthésie par le masque de Wanscher.

Ogservarion ['(personnelle).

La nommée M... Marie, âgée de 30 ans, est éthérisée pour subir un curettage pour métrite.

Elle n’a jamais été endormie.

Elle ne présente rien au cœur.

Au début se manifeste une légère agitation de courte durée.

La disparition du réflexe palpébral n’apparaît qu’au bout de 10 minutes ; mais lopération a commencé 5 minutes auparavant sans que la malade se débatte.

Pendant l’anesthésie. —: Les papilles dilatées au début redeviennent normales.

Il existe du nystagmus latéral précédant l'anesthésie.

La coloration de la face est normale.

La salivation est légère.

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