INCONVÉNIENTS DE L’'ANESTHÉSIE PARAVERTÉBRALE CERVICALE
Ils sont de minime importance, se réduisent à \ quelques incidents et peuvent provenir du patient, de l’anesthésiste ou de la drogue employée.
Excitation primitive et tendance syncopale. — Chez certaines personnes très nerveuses le fait seul d’attendre leur opération, les met dans un état voisin de la syncope. II faut pour ces malades, recommander le calme absolu, ne pas oublier l'injection préparante de scopolamine-morphine, leur bander les yeux, leur boucher les oreilles, et les traiter avec le plus de douceur possible. Ne pas s’inquiéter de l’agitation légère, accompagnée de loquacité, qui peut survenir au début de l’anesthésie : elle est dénuée d'aucune gravité. Ne pas laisser le malade à jeun, lui faire prendre deux heures avant l’intervention un peu de café.
Ponction d'un vaisseau. — Cet incident ne doit jamais arriver, avec ane bonne technique. Deux gros vaisseaux seulement sont susceptibles d’être blessés : la veine jugulaire externe et l’artère verté-
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Pour la jugulaire nous avons vu qu'il suffisait pour l’éviter de maintenir l'aiguille en contact étroit avec la face profonde du tégument, au cours de l'infiltration sous-cutanée.
Quant à l'artère vertébrale, l’inclinaison de l’aiguille vers la tête, au moment de l'injection profonde, rend sa pénétration dans l'espace inter-transversaire et par là même la blessure de l’artèfe vertébrale, absolument impossibles.
Rupture d’une aiguille et infection. — Ces deux accidents que pour notre part nous n'avons jamais observés, mais qui sont possibles, doivent être signalés. On évitera le premier, en travaillant avec douceur, en enfonçant toujours l’aiguille suivant son axe sans la tordre ni la fléchir, en n’utilisant que du matériel de bonne qualité, et en rejetant toute aiguille dont le nickel commence à se détacher. Quant à l'infection il suffit d’être aseptique pour ne jamais la voir survenir.
Indications et contre-indications. — Ses inconvénients minimes, ses avantages nombreux font de l’anesthésie paravertébrale la méthode de choix, dans toutes les interventions chirurgicales importantes sur le cou.
Nous l'avons surtout employée dans la chirurgie du corps thyroïde, mais elle conserve toute sa valeur dans les interventions sur le larynx (cancer du larynx), pour les cures ganglionnaires, etc., les kystes congénitaux du cou, etc.
Elle devient non seulement la méthode de choix,