‹ Contribution à l'étude de L'Anévrisme de la Crosse de l'AorteChapitre 12 sur 24 · AD LES · texte numérisé non relu

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tique débordant légèrement les deux bords du sternum. Le poumon droit résonne normalement en avant et en arrière. Par contre, à gauche, en avant : zone de matité commençant en haut à un travers de doigt au-dessous de la elavicule, descendant jusqu’au mamelon, et s'étendant en largeur depuis le bord gauche ‘du sternum jusqu’à deux travers de doigt en dehors de la ligne mamelonnaire. Cette zone de matité se continue done avec la matité aortique. En arrière et à gauche, sonorité au niveau de la base du poumon ; mais, de la partie moyenne du poumon jusqu’à l’extrémité supérieure de la fosse susépineuse, matité s'étendant en largeur de la ligne axillaire à la colonne vertébrale.

L’auscultation permet d’entendre, à la pointe, les deux bruits du cœur légèrement assourdis. Au niveau de la partie moyenne du sternum, souffle diastolique piaulant se propageant de haut en bas, et s’entendant jusqu’à l’appendice xyphoïde. Aucun bruit de claquement, ni de souffle dans toute l’étendue de la zone mate gauche antérieure. À J’auscultation rétro-sternale, les bruits du cœur sont transmis ; pas de souffle. (

L’auscultation pulmonaire révèle un poumon droit normal. Au niveau des deux zones de matité antérieure et postérieure de la portion thoracique gauche, affaiblissement du murmure vésiculaire, et, par paces, abolition de ce murmure. Présence du signe d’Oliver. Les deux pouls radiaux sont synchrones ét de même amplitude. Le pouls fémoral présente une diminution d'amplitude et un léger retard sur le pouls radial.

Le malade est mis au repos et # la diète lactée. Deux grammes d’aspirine par Jour.

Le 21 décembre, la dyspnée est moins intense, les dou-

leurs thoraciques ont perdu de leur acuité et la dysphagie a complètement disparu. -

Le 30 décembre, reprise des douleurs : trois grammes d’aspirine.

Le 6 janvier 1909, une légère circulation veineuse apparaît sur la partie supérieure du sternum. Les signes fournis par l’auscultation et.par la percussion lors du prenier examen n’ont pas varié. Le malade, calme et re-

posé, ne présente aucun symptôme nouveau jusqu’au 16.

janvier. À cette date, à la suite d’une sortie en ville, léger œdème des membres inférieurs, accompagnés d’oligurie, de dyspnée, et de ballonnement abdominal.. Les bruits du cœur sont assourdis, et le souffle méso-sternal beaucoup moins accentué. Repos au lit, dérivation intestinale, dix centigrammes de spartéine, diète lactée, et, au bout de quatre ou cinq jours, tout rentre dans l’ordre. C’est, depuis le début de la maladie, la première ébauche d’asystolie. Le 20 Janviér, examen faryngoscopique prati-

qué par M. le docteur Guérin, qui constate une paralysie

de la corde vocale gauche.

Le 24 janvier, le malade est soumis à l’examen radioscopique, Examen antérieur : Le cœur oGcupe sur le diaphragme une position presque horizontale, L'ombre médiane est très élargie, et empiète, dans toute la hauteur, à droite et à gauche, sur la zone pulmonaire. La zone pulmonaire gauche est dans ses trois-Quarts supérieurs occupée par une ombre de forme circulaire, attenant À l’ombre médiane, et s’étendant Jusqu'au niveau de l’artieulation Scapulo-humérale gauche. Cette ombre n’est pas animée de mouvements d’expansion ; ses contours sont assez nets.

Examen postérieur : L’image est semblable à celle obte-

Fiqure IT

Aspect du thorax du malade de l'observation I. — Face postérieure à la

plaque.

ER

nue par l'examen précédent. Cependant, l’ombre visible dans la portion thoracique gauche est animée de légers mouvements d'expansion survenant immédiatement après la contraction cardiaque.

Examens latéraux : Disparition de l’espace clair rétro-cardiaque ; l’espace clair rétro-sternal est très peu étendu. |

Examen oblique antérieur droit : Lies dimensions de l’ombre sus-cardiaque sont très augmentées, et l’espace clair moyen n’est clair que dans sa partie inférieure ou rétro-cardiaque. |

La radiographie du thorax est pratiquée le 26 janvier. Elle reproduit l’image obtenue à la radiographie par l’examen postérieur. On voit nettement l’ombre médiane très élargie, et constituée par une zone centrale très sombre, et deux zones latérales plus estompées, ainsi que cette ombre circulaire à contours assez nets, adhérente à l’ombre centrale, et qui masque la zone pulmonaire gauche sur une grande étendue. La partie supérieure de la zone pulmonaire droite présente également de l’obscurité. (Voir fig. II).

Le 2 février, injection de 100 cc. de sérum ichthyocoilé. Cette injection est si douloureuse que le malade refusera dorénavant ce traitement. )

Le G février, les douleurs thoraciques sont entièrement calmées : on supprime l’aspirine. On constate, à jour frisant, une légère expansion au-dessous de la clavicule gauche. 3

Le malade sort le 7 février en nous promettant de venir nous revoir à la consultation du samedi, nous ne l’avons plus révu.

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