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IT et V). Enfin, dans trois observations, absence de thrill. à
On le voit, chez nos malades, le thrill n’a pas été un signe constant. Quant aux battements, une seule fois la palpation a permis de déceler un battement systolique (observation VIII). |
La percussion a été pour nous un moyen d’investigation précieux qui nous à permis, dans quelques circonstances, d’affermir un diagnostic hésitant. On a objecté à ce signe qu’il se retrouve dans presque toutes les tumeurs du médiastin et que sa valeur symptomatique se trouve, de ce fait, hien diminuée. « En effet, dit Murel dans sa thèse sur les anévrismes intra-péricardiques, ‘existence d’une matité circonserite au voisinage du tronc aortique, même dans le cas où il est possible d’en dessiner nettement les contours, ne démontre qu’une seule chose : c’est qu'il s’est développé une tumeur quelconque sur ce point. » Nous avons systématiquement pratiqué la percussion chez tous nos malades, et dans tous les cas elle nous a permis de constater une augmentation de la matité aortique, ainsi qu’une zone de matité ‘plus ou moins étendue dans la partie droite ou dans la partie gauche du thorax, suivant le siège de l’anévrisme. . Fait important, chez tous nos malades, cette zone de matité est adhérente à la matité aortique ; il n’y a entre ces deux zones de matité aucune solution de continuité. Ce signe s’est mévélé constant dans toutes nos observations ; nous tenons à le signaler, car il a sa valeur. À notre avis la percussion ne doit pas être considérée comme moyet. d’exploration Secondaire dans les cas d’anévrisme de la crosse de l’aorte ; elle doit, au contraire, être pratiquée avec soin. Et lorsque, au niveau de la région thoracique antérieure, droite ou gauche, existe une zone de ma-
tité, qui n’est pas due, bien entendu, à des lésions pulmonaires, et qui se continue, sans ligne de démarcation, avec une matité aortique élargie, on est autorisé à penser à la possibilité d’un anévrisme de la crosse de l’aorte. Le diagnostic s'impose presque à l’esprit, si la zone de matité est le siège d’un mouvement d’expansion ou d’un centre de battements. mn :
Les signes fournis par l’auscultation ont été moins constants que ceux fournis par la percussion ; nous allons, tout de même, essayer d’interpréter les divers bruits pereus au niveau de la tumeur anévrismale chez nos différents malades. Nous avons pratiqué chez tous nos malades, avec notre camarade, M. Sénez, l’auscultation rétro-sternale : nous réunirons les faits observés et nous soumettrons les idées qu’ils nous ont suggérées.
Observation première. — Perception d’un double bruit rappelant les bruits du cœur. Auscultation rétro- sternale : t:ansmission des bruits du cœur.
Ce double bruit, perçu au niveau de la tumeur anévrismale, est-il, dans le cas qui nous occupe, un bruit local ou un biuit de transmission ? L’absence d’expansion de la
poche anévrismale à l’examen radioscopique, les nom-. breux et les volumineux caillots trouvés à l’autopsie dans
l’intérieur de la poche, la destruction, sur une assez grande étendue, de la paroi de l’anévrisme, là larÿe insuffi. sance aortique, tout cela nous autorise à dire que les bruits
entendus n étaient autres que les bruits du cœur, transmis à l’oreille par la tumeur, et non des bruits anévris-
matiques.
Mais, objectera-t-on, pourquoi n’existait-il pas un souf-
fle diastolique d'insuffisance aortique ? Nous croyons ne.
pas être dans l’erreur en expliquant cette absence de
souffle diastolique par la trop large insuffisance des val-:
NS 7 cf in De
Dr QT
vules sigmoïdes. À travers un orifice trop large, la colonne sanguine ne vibre plus et ne donne pus lieu à la production d’un souffle.
Observation LI. — Au niveau de la partie moyenne du sternum, souffle diastolique piaulant, se propageant de haut en bas et s’entendant jusqu’à l’appendice xyphoïde Aucun bruit de claquement, ni de souffle, dans toute l’étendue de la zone mate gauche antérieure, qui correspond à la tumeur anévrismale. A l’auscultation rétro-sterna.e, transmission des bruits du cœur, sans souffle. Dans le cas particulier où l’anévrisme siège, selon toutes probabilités, au niveau de l’angle gauche de la crosse de l’aorte, l’auscultation de la poche anévrismale ne fait percevoir aucun bruit anormal ; cette absence de signes stéthoscopiques doit être attribuée, où à l’éloignement de la poche de la paroi thoracique antérieure, ou à la réplétion de la poche par des caillots. Nous nous arrêterions plus volontiers à cette dernière hypothèse, à cause de la très faible expansion de la tumeur constatée à l’examen radios- copique. Ne
Quant au souffle diastolique méso-sternal et à propagation supéro-inférieure, il paraît être dû à une insuffisance aortique, laquelle expliquerait d’ailleurs l’absence du bruit de claquement diastolique au niveau de l’ectasie. Pourquoi :e souffle diastolique n’ést-il pas perçu au niveau de la tumeur ? Parce que, dû à l’insuffisance des valvules sigmoïdes et produit, par conséquent, par le passage de la colonne sanguine de l’aorte dans le ventricule gauche, il se propage, suivant la Joi de Chauveau, dans je sens de l’ondée sanguine qui lui donne naissance et, par conséquent, de haut en bas. Il n'y a done rien d'étonnant que l’auscultation rétro-sternale, pas plus que l’auscul-
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tation de l’anévrisme, ne permette d’entendre. le souffle diastolique.
Observation III. — Au-dessous de la clavicule gauche, double bruit de claquement. A l’auscultation rétro-sternale, souffle systolique court et rugueux. Nous sommes jci en présence d’une poche extensible (mouvements d’expansion très visibles à la radioscopie), sans concomitance d’insuffsance aortique: ce qui permet de comprendre le double bruit de claquement pereu. Quant au souffle systolique rétro-sternal, nous l’attribuons à la vibration d’une plaque calcaire sous le passage de l’ondée sanguine. La tumeur anévrismale siège ici à l'extrémité gauche de la portion horizontale de la crosse. |
Observation IV. — L’anévrisme s’est développé aux dé-
pens de l’angle gauche de la crosse aortique. L’auscultation permet d’entendre, à droite du sternum,
un souffle diastolique se propageant de haut en bas. Au niveau de l’anévrisme,claquement systolique et souffle
diastolique très atténué. A l’auscultation rétro-sternale, léger souffle systolique court et quelque peu râpeux ; pas de souffle diastolique. Le souffle diastolique et l’éclat clangoreux du second bruit aortique s'expliquent par linsuffisance aortique et par la düreté des valvules sigmoïdes aortiques constatées à lPautopsie. Le bruit de claquement Systolhque anévrismal s'explique par l’élasticité de Ja poche. Le léger souffle di astolique anévrismal est, à notre
avis, dû à la transmission du souffle dastolique d’insuffi- \;
Sante, Ce fait ne cadre pas avec la loi de Chauveau, mais
l'on peut très hien admettre que la tumeur anévrismale joue le rôle de caisse de résonance, puisque le. souffle diastolique est perçu seulement au niveau de la tumeur, et non à l’auscultation rétro-sternale.
NENIIUT