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per doucement l'air par le nez. Les battements anévrismaux produisent une sorte d’intermittence dans le bruit qui résulte du rejet de l’air expiré. |
Perez insiste, en 1896, sur un bruit sec, particulier (ereaquing), perceptible à l’auscultation du thorax, lorsque le patient, atteint d’anévrisme aortique avec médiastinite antérieure, relève ses bras en haut, au-dessus des épaules. |
Pour Bucquoy, la diffusion en haut et à droite de l’éclat tympanique du second temps aortique doit faire rechercher les autres signes d’un anévrisme de la crosse de l’aorte. Mate RCE
Dans la séance de l’Académie de Médecine du 15 octobre 1907, M. le professeur Bôimet attire l’attention sur un nouveau signe de l’anévrisme de la crosse de l’aorte.
« Dans plusieurs de nos cas d’anévrismes de la crosse
de l’aorte contrôlés par l’autopsie, dit M. Boinet, il existait un signe laryngé, dont nous n’avons trouvé aucune mention dans la littérature médicale, et qui était caractérisé par l’abaissement, l’inféro-traction, l’immbbilisation du larynx en bas, ainsi que par la déviation et la torsion à gauche de cet organe. » Ce signe laryngé dépend de l’inféro-traction avec déviation à gauche de la tracchée fixée à sa partie inférieure par la bronche gauche et refoulée dans presque toute son étendue, à gauche et en arrière, par l’anévrisme de :a crosse de l’acite. Pour M. Boïinet, l’abaissement et l’immobilisation du larynx avec déviation et torsion à gauche constituent un signe spécial à l’anévrisme de la crosse de l’aorte, tandis que l’absence de déviation concomitante du larynx appaitient aux adéropathies et tumeurs du médiastin.
Caramano à constaté d’une façon constante dans plusieurs cas d’arévriemes de la crosse de l’aorte l’existence
d’un symptôme qui peut rendre, d’après cet auteur, grands services pour le diagnostie. Ce signe consiste en une voussure de la fosse sus-claviculaire gauche et en un soulèvement de la veine Jugulaire externe du même côté :
sous l’effet d’une faible pression la voussure constatée disparaît en totalité ou en partie. Caramano explique ce symptôme de la façon suivante : « Le tronc veineux brachial-céphalique gauche, dit-il , à partis de sa formation en arrière de l’articulation rar claviculaire, se porte obliquement en bas et en dedans pour se ne à la veine cave supérieure. Pendant son trajet il décrit une légère courbe, et par sa concavité repose sur la crosse de l’aorte, De là compression possible et exclusive des cas d’anévrisme. En dehors d’eux, on ne !a ret-ouve pas. Dans l'insuffisance aortique, la dilatation du vaisseau est trop faible pour produire semblable effet.
Dans un cas d’anévrisme de la crosse de l’aorte, Hirtz a rencontré le signe trachéal inverse, c’est-à-dire que les oscillations trachéales, au lieu d’être descendantes, étaient ascendantes : dans le cas particulier, l’ectasie aortique siégeait au niveau de la convexité de la crosse. La présence de ce signe trachéal inverse coïncidant avec l’absence de compression æsophagiénne et de signes récurrentiels, doit faire penser, d’après Hirtz, à un ancvrisme de la convexité de la crosse.
Grocco à décrit un symptôme peu connu de l’anévrisme de l’aorte thoracique. Ce symptôme est fourni par l’auscultation du larynx et de la trachée : les tons cardiaques et les bruits des anévrismes sont très fortement transmis quand la poche anévrismale a contracté des adhérences étroites et étendues avec la partie inférieure de la trachée. La transmission est dans quelques cas si parfaite
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qu’il semble que le stéthoscope soit appliqué sur une carotide primitive. La présence de ce symptôme a rendu à Grocco de grands services pour le diagnostic de divers cas d’anévrismes de la crosse de l’aorte, dans lesquels les signes les plus communs faisaient défaut.
Il est un autre signe d’anévrisme de la crosse de l’aorte qui à été très bien étudié par Bocciardo, par Bruschini et par Feletti, et qui consiste dans des secousses rythmiques de la tête, dues à la présence d’un anévrisme. C’est le signe de la pulsation céphalique, encore appelé signe de Musset, à cause de la présence manifeste de ce symjptôme chez Alfred de Musset, atteint d’un anévrisme de. la erosse de l’aorte. Dans deux cas d’? anévrisme, Feletti a constaté une secousse rythmique de la tête, synchrone à la systole cardiaque ; d’après cet auteur, les pulsations étaient d’autant plus énergiques que les malades tenaient la tête plus fortement renversée en arrière. Feletti attribue ce phénomène à la traction en bas de la. bronche gauche et de la trachée par l’anévrisme au moment de chaque diastole. Ces pulsations céphaliques sont considérées par Feletti comme constituant dans nombre de cas un signe de l’anévrisme de la crosse de l’aorte. Bruschini a observé ce symptôme dans plusieurs cas, mais l'explication qu’en donne cet auteur diffère de celle donnée par Feletti. Pour lui, ces secousses rythmiques de la tête sont dues directement à la pulsation de l’anévrisme, et tout à fait indépendantes des secousses du larynx et de la trachée.
Ce même auteur a remarqué que les oscillations de la tête disparaissent vingt- quatre heures avant la rupture de l’anévrisme, et considère, par conséquent, ce symptôme comme important au point de vue du pronostic. l'oujours d’après Bruschini, ces secousses s ’atténuent et peuvent même disparaître complètement quand ïl se for-
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me des caïllots. Bocciardo a étudié en 1902 ée signe des pulsations céphaliques : ses recherches ont été effectuées sur des individus sains, sur des sujets atteints d’insuffsance aortique avec hypertrophie du ventricule gauche, ainsi que dans des cas d’anévrismes de l’aorte, du trone braçhio-céphalique ou de la sous-clavière droite. Chez les. individus, sains : où -affectés d insuffisance aortique avec hypertophie cardiaque, Bocciardo a remarqué que les secousses de la tête avaient une direction postéro-antérieure et de droite à gauche. Dans les cas d’anévrismes de l’aorte ascendante, du trone brachio-céphalique ou de la sous-clavière droite, les pulsations céphaliques se produisaient également d’arrière en avant, mais de gauche à droite. Pour Bocciardo, la raison anatomique de ces secousses réside dans l’allongement des artères vertébrales et de la carotide droite pour les secousses postéro-antérieures et latérales gauches : des vertébrales et de la carotide gauche pour les secousses postéro-anté-. rieures et latérales droites. Cet auteur considère les <eousses latérales de gauche à droite comme pathognomoniques des anévrismes de l’aorte ascendante, du tronc brachio-céphalique et de la sous-clavière ‘droite.-
Les déformations de la matité précordiale sont, pour Cassaët, de bons éléments de diagnostic de l’anévrisme de la crosse de l’aorte. Cet auteur estime qu’il y a urvence à s'adresser à d’autres signes que ceux provenant de la compression des organes divers du médiastin pour reconnaître les anévrismes de l’aorte, et « c’est, dit-11, dans la déformation bien étudiée de la matité précorale que l’on trouvera les éléments d’un diagnostic pré: cis ». Pour être précises dans leur signification, ces déformations de la matité n’en sont pas moins difficiles à
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reconnaître et nécessitent une percussion des plus atten- |
tives.
Guigon, dans sa thèse inaugurale qu’il consacre à l’étude de quelques signes de l’anévrisme de la crosse de l'aorte, signale la tuméfaction du corps thyroïde eomime un symptôme de cette affection. Chez un de ses malade, * cette tuméfaction du corps thyroïde s’est accompagnée d’œdèmie du cou et d’une partie de la face. Il attribue cet œdème ainsi que la tuméfaction thyroïdienne à la gêne de la circulation en retour, et notamment à la compression des veines thyroïdiennes.
D’après Levachev, la névra'gie cervico-occipitale eonstitue un signe de début d’une haute valeur de l’anévrisme thoracique. |
Lehmann considère la matité perçue au sommet du poumon gauche comme un signe d’anévrisme de la crosse. [I faut toutefois éviter d’attribuer cette matité à une tuberculose pulmonaire que l’on peut soupeonner à tort si le malade à déjà eu des hémoptysies d’origine anévrismile.
Dorendorf à vu que l’anévrisme de la crosse de l’aorte se traduisait par une voussure du creux sus-elaviculaire gauche et par une turgescence plus marquée à gauche de la veine jugulaire externe, ce qui est dû à la compression de cette veine par la paroi de l’anévrisme. C’est le même signe que Caramano a décrit ; cette observation et cette description du même signe par deux auteurs prouve sa fréquence et sa valeur.
La rétraction systolique de la pointe du cœur est pour Golowin un signe d’une grande valeur de l’anévrisme ct de la dilatation de l’aorte ascendante.
Dans cinq cas d’anévrisme de la crosse de l'aorte situé à l'union de la portion horizontale et de la portion descendante, Signore:h a trouvé une hypotrophie du musele
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Sterno-cleido-mastoïdien gauche. Cettz hypotrophie pa aissait devoir être attribuée à une dégénérescence ascendante du nerf vago-spinal.
Bozzolo à décrit en Italie, en 1887, un nouveau signe diagnostique de l’anévrisme intra-thoracique ; nous n’avons pu savoir en quoi consistait ce signe.
En résumé, signe de Glascow, signe de Drummond, signe de Perez, signe de Bucquoy, signe de Boinet, signe de Dorendorf-Ca:amano, signe de Hirtz, signe de Grocco, signe des pulsations céphaliques, signe de Cassaët, signe de Guigon, signe de Levachev, signe de Lehmann, signe de Golowin, signe de Signorelli, signe de Bozzolo, tels sont les seize signes que nous avons pu grouper sous le nom de petits signes de l’anévrisme de la crosse de l'aorte, C’est bien parce que l’anévrisme de la crosse est dans des ca: très nombreux une affection latente, que les auteurs se sont efforcés de décrire des signes grâce à la présence desauels l’affection pourra être soupçonnée.