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la région cœliaque engendre un syndrome d'ictère chronique, d’un diagnostic délicat.
Si la formation du sac anévrysmatique intéresse la naissance d’une artère importante, tronc cœliaque, artère rénale, mésentériques, ou spermatiques,’des troubles sérieux peuvent en résulter.
Ainsi l’oblitération d’une artère rénale peut déterminer le syndrome de l’anurie. Walther et Gosselin ont signalé l’atrophie du testicule due à une compression d’une artère spermatique par une tumeur anévrysmatique.
Dans une observation Huchard a insisté sur l’apparition d’un diabète grave dû à Ja compression du pancréas par un anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale.
Enfin, du fait de l’usure des corps vertébraux par un anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale, des phénomènes de compression médullaire peuvent apparaitre, déterminant une paraplégie. Cette paraplégie est le plus souvent flasque et est annoncée par de l’impotence fonctionnelle. La marche devient traïînante et ne peut se faire qu’à l’aide de béquilles. Les réflexes rotuliens et achilléens sont abolis.
Complications infectieuses. — Parmi les complications infectieuses signalées au cours de l'évolution de l’anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale, la tuberculose est peut-être la plus fréquente. Elle s'explique par l’amaigrissement progressif du malade, véritable cachexie artérielle lente et progressive qui favorise l’infection tuber-
culeuse. Cette tuberculose pulmonaire est d’ailleurs
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beaucoup plus fréquemment observée dans l’anévrysme de la crosse de l’aorte, étant liée à des phénomènes de compression du pneumogastrique.
Des pleurésies peuvent aussi apparaître ; elles siègent de préférence du côté de l'anévrysme et sont produites soit par la pénétration directe du sang dans la cavité pleurale, soit par transsudation séreuse par irritation de voisinage.
Quand il y a irruption brusque du sang dans la plèvre, le malade ressent une douleur thoracique violente avec gène respiratoire intense. Après quelques heures le malade meurt par asphyxie et l’autopsie peut seule renseigner sur la nature exacte de cette complication.
Quand il s'agit au contraire d’une pleurésie par transsudation elle s'établit insidieusement et la gêne respiratoire attire l’attention du médecin. Le malade présente les grands symptômes d’un épanchement pleural : matité, abolition des vibrations et souffle lointain surtout expiratoire. La ponction exploratrice révéla la présence d’un liquide séro-sanguinolent.
Enfin une péricardite hémorragique peut venir compliquer un anévrysme sacciforme de l'aorte abdominale. Dans l'observation de Chénot (1), les symptômes de péricardite avaient passé inaperçus et l’autopsie révéla la présence d’une péricardite hémorragique accompa-
gnéec d’une pleurésie hémorragique.