Pseudo-anévrysme de l'aorte abdominale, Thèse Paris
l’anévrysme sacciforme de l'aorte abdominale de l’aortite abdominale, on retrouvera les mêmes difficultés que pour distinguer l’anévrysme de la crosse de l’aorte, de l’aortite, de la portion ascendante du vaisseau.
Par suite d'une névrite du plexus cœliaque, ou du plexus mésentérique supérieur ou inférieur, des phénomènes douloureux vont ressembler à ceux observés dans l’anévrysme sacciforme. Quand les lésions sont dominantes sur un de ces plexus, on décrit deux sÿyndromes. L’un déterminant une angine de poitrine à forme pseudo-gastralgique, ou angine abdominale de Pal ou forme gastrique de Teissier qui simule la cris e gastrique de l’anévrysme sacciforme. D'après cet auteur, ce serait une véritable claudication intermittente de l'estomac.
L’autre syndrome douloureux est prédominant au niveau de l'intestin, c’estce qu’Ortner a décrit sous le nom de dyspragia intermittens angiosclerotica intestinalis ou syndrome de claudication intermittente de l’intestin. Le malade a du ballonnement abdominal avec crises de diarrhée et de constipation.
D’après Lœper (1), ces crises intestinales dans l’aortite revêtent quatre grands types cliniques : crise douloureuse avec ou sans spasme subintrant, crise coprostatique, crise diarrhéique, crise mucorrhéique.
Les hémorragies intestinales sont encore un symp-
tôme commun à l’anévrysme sacçiforme et à l’aortite
1. Lœper. Les crises intestinales des aortiques. Progrès meédical, 1910.
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abdominale, et chez ces derniers malades elles sont dues, d’après Lœper, à des ulcérations thrombosiques ou à des infarctus plus ou moins étendus. Les névralgies lomboabdominales et la claudication intermittente s'observent aussi dans l’anévrysme et dans l’aortite abdominale. Mais siles symptômes fonctionnels sont à pneu prèsidentiques dans ces deux affections, seuls les signes objectifs vont permettre de les différencier.
L’artério-sclérose ne semble pas évoluer en une première phase d'hypertension ou d'avertissement et une phase d’artério-sclérose mais, comme l’a montré Vaquez, l'hypertension est le phénomène dominant, et cette hypertension va engendrer des symptômes cardiaques, cérébraux et périphériques qui vont être d'un grand secours pour le diagnostic.
Aussi chez ces malades la tension artérielle est élevée : 20, 22, 24 au sphygmo-signal, le cœur est hypertrophié et l’auscultation révèle un bruit de galop et un retentissement exagéré du deuxième bruit aortique. Les urines sont souvent albumineuses.
Les tumeurs télangiectasiques peuvent, par leurs pulsations et leur expansion, en imposer pour un anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale et être difficiles à différencier, Leur localisation aux corps vertébraux est rare. Ils se distingueront par des battements plus diffus et par l'apparition de symptômes généraux plus marqués. L’ascite s’installe peu à peu. L’auscultation ne décèle pas de souffle vasculaire.
Il faut enfin distinguer l’anévrysme sacciforme de
l’aorte abdominale des dilatations anévrysmales des
= 6612 artères de voisinage, tronc cœliaque, artère mésentérique supérieure, artère hépatique, splénique et rénale.
L'anévrysme du tronc cœliaque détermine des douleurs à tÿpe gasiralgique avec hématémèses. On a même signalé un ulcère de l'estomac consécutif à cette lésion. Le diagnostic clinique est impossible avec l’anévrysme sacciforme de l’aorte,.
Dans l’anévrysme de l’artère mésentérique supérieure la tumeur siège sous les fausses côtes gauches, à quatre travers de doigt de la ligne blanche. Cette tumeur est pulsatile et expansive. Des troubles gastriques, des hémorragies inlestinales, simulent. les symptômes de l’anévrysrne de l’aorte abdominale. Aussi seuls le retard du pouls fémoral et la radioscopie peuvent éclairer le diagnostic.
Dans l’anévrysme de l'artère splénique, la tumeur siège à gauche du creux épigastrique : le souffle est doux, systolique et comparable au souffle placentaire.
L'’anévrysme de l'artère hépatique était considéré autrefois comme une simple trouvaille d’autopsie, mais depuis les travaux de Tuffier et de son élève Villaudre cetie variété d’anévrysme présente une histoire clinique assez bien ditférenciée. Le malade se plaint de douleurs siégeant dans l’hypocondre droit accompagnées d’hémorragies, sous forme d’hématémèses ou âe mélæna. Mais ce qui différencie cette variété d’anévrysme de l’anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale, c’est l'apparition d’un ictère chronique par rétention cholédocienne. |
L'examen de l’abdomen est négatif, la tumeur ané-
Dumas 5
d'OS vrysmale est petite et il est exceptionnel que la palpation la révèle. | Enfin l’anévrysme de l’artère rénale droite ou gauche : , est impossible à diagnostiquer, c’est le plus souvent
une trouvaille d’autopsie.