‹ Contribution à l'étude de l'anévrysme sacciforme de l'aorte abdominaleChapitre 26 sur 32 · TUE · texte numérisé non relu

TUE

Traitement médical

Le traitement médical de l’anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale et celui de l’anévrysme de la crosse de l’aorte sont identiques.

Les émissions sanguines, suivant les méthodes de Valsalva et d’Albertoni déterminent un affaiblissement du malade et sont abandonnées aujourd’hui.

Les injections sous-cutanées de sérum gélatiné, préconisées par Lancereaux et Paulesco (1) ont pour but de déterminer la formation de caillots fibrineux dans la poche anévrysmale. Ces auteurs injectaient 150 centimètres cubes d’une solution de gélatine à 1 °/, dissoute dans une solution de chlorure de sodium à 7 */,, maintenue à 37°. On faisait nne injection tous les deux ou trois jours et on ne dépassait jamais douze injections.

On pourra utiliser avec succès une suspension huileuse d’iode, spécialisée sous le nom de lipiodol, à la dose de 1 à 2 centimètres cubes en injections intra-musculaires, faites par série de huit à dix injections tous les deux jours. Nous avons observé à la suite de ce traitement dans le service de notre maître Vaquez une diminution notable des douleurs chez des malades atteints d’aortite syphilitique, et d’anévrysme de la crosse de l'aorte.

L’anévrysme sacciforme de l’aorte étani toujours de

nature spécifique,le traitement mercuriel s'impose dans

1. Lancereaux. Traitement des anévrysmes par injections de sérum gélatiné. Semaine médicale, 1897, p. 239:

tous les cas. On peut injecter des sels mercuriels insolubles ou solubles (Biiodure de mercure. Benzoate dé mercure), les injections intraveineuses de cyanure dé mercure à la dose de 1 centigramme ont peut-être une action plus rapide.

L'arsénobenzol étant un médicament vasculaire a été contre-indiqué par Ehrlich dans les anévrysmes de l'aorte. Cependant MM. Vaquez et Laubry font actuellement des injections intraveineuses d’arsénobenzol à la dose de 10 à 15 centigrammes, à des malades atteints d’anévrysmes de la crosse de l’aorte. Ces auteurs ont remarqué que les malades supportaient bien cette médication ; aucun accident n’est survenu, et deux ou trois jours après l’injection, les douleurs diminuaïent d’intensité. En règle générale les injections intraveineuses doivent être préférées aux injections intramusculaires ; elles sont en effet indolores et elles exposent moins le malade « aux dangers de l’intoxication arsenicale chronique » (Martin et Darré).

De tous les différents procédés pour préparer la solution qui sera injectée, celui qui a été décrit par notre maître Martin, ei Darré (1), qui ont les premiers préconisé les injections intraveineuses est le plus simple et celui qui donne le maximum de sécurité. Cette méthode est employée tous les jours à l'hôpital Pasteur et sur les 200 injections d’arsénobenzol qui ont été pratiquées,

aucune complication n’a été observée.

y: Martin et Darré, Bulletin de la Société médicale des H6-

pitaux, octobre 1910.

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