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les femmes ou les jeunes filles. La maladie apparaît le plus souvent à l’âge moyen de la vie, mais elle peut se voir dans l’enfance et dans l’âge mür.
Le facteur déterminant le plus important est la grossesse, surtout lorsqu'elle est compliquée ou que
l’on a affaire à une multipare.
Cette maladie qui a en général un début rapide caractérisé par :
— Des modifications de l’aspect morphologique;
— Des altérations de la peau et des phanères;
— Des modifications des comportements physi-
que, psychique et génital.
1°. — Ce qui frappe lorsqu'on est en présence d’un tel malade, c’est la cachexie, la maigreur, qui est le signe essentiel. C’est une maigreur portant sur le panicule adipeux en totalité, elle est rapidement
progressive, rapide et globale.
Elle évolue au taux de 500 grammes à 1 kilogramme par semaine; elle peut devenir très importante puisque des pertes de poids de 20 kilos à 30 kilos sont courantes. Toutes les régions du corps participent à cette fonte générale de l’individu, mais les examens histologiques ont montré que la graisse est encore présente dans les muscles alors que l’état squelettique du sujet fait présager une disparition totale des lipides.
Comme la montré GAYET, il y a splanchnomicrie s’opsHy P P
ol
posant à la splanchnomégalie qui s’observe chez les animaux après l’injection des fortes doses d’extrait de lobe antérieur.
À l’amaigrissement s’associe un symptôme très par ticulier : l’anorexie, elle est spéciale :
— début brusque chez un sujet en bonne santé, sans antécédents dyspeptiques ou gastriques ;
— intensité très grande, si bien que BICKEL a pu dire qu’elle était l’homologue inverse de la soif impérieuse des polyuries insipides.
Souvent ces malades veulent cacher à leur entourage leur anorexie et dans ce but usent de multiples stratagèmes.
De plus ils peuvent avoir des vomissements, de la pesanteur post-prandiale; la plupart du temps à une diminution de l’acide chlorhydrique.
2°. — Modifications de la peau et des phanères : la peau devient très mince, sèche, parfois écailleuse, ridée, flétrie. Le visage et le cou, sillonnés de rides, donnent à des sujets pourtant jeunes, un aspect paradoxal; parfois il y a pigmentation brunâtre siégeant surtout aux plis de flexion.
La perte des poils pubiens et axillaires est presque constante; lorsqu'ils persistent ils prennent le
type sénile. Les cils, les sourcils, la barbe sont non
seulement dégarnis, mais dépigmentés. Signalons aussi
No
les altérations fréquentes des dents, qui tombent sans gingivite ni carie.
3°. -— Au point de vue du comportement physique, le fait capital est l’asthénie. Ce sont des malades lents, paresseux; cette asthénie n’est d’ailleurs pas propor-
tionnelle à l’amaigrissement.
4°. — Le comportement psychique et intellectuel est aussi troublé : parole lente et monotone, faciès immobile inintelligent; diminution de l’activité intellectuelle; souvent somnolence.
Mais souvent le tableau est dominé par les troubles de l’affectivité : soit hypocondrie, mélancolie; soit
accès maniaques, soit simple hypersensibilité.
6°. — Enfin, symptômes importants, presque constants : troubles de la fonction génitale consistant en dysménorrhée et surtout aménorrhée, survenant chez une femme qui souvent était normalement réglée, et qui parfois précède le syndrome cachectique, prouvant ainsi qu'il n’en est pas la simple conséquence.
Chez l’homme il y a frigidité, parfois atrophie des testicules, atrophié des vésicules séminales, de la prostate.
Accessoirement il se joint aux divers syndromes examinés un syndrome vasculo-végétatif :
Tension artérielle diminuée à 7,8 pour la maxima,