DIAGNOSTIC
Le diagnostic de l'aponévrite plantaire, nodulaire et rélractile, ne nous arrêtera pas longlemps. En effet, on pourra méconnaître une aponévrile existante, parce qu'on mettra sur le compte d'une cause banale les douleurs passagères, le plus souvent, qui l'accompagnent, parce qu'on n'aura pas pratiqué un examen minutieux des parties molles plantaires. Mais on pourra bien difficilement confondre une aponévrite avec une autre affection. En un mot, il suffira d'y penser, el, maintenant que son état elvil est nettement établi, rien ne sera plus facile que de la reconnaitre, à condition de la rechercher.
A ce point de vue encore, il est nécessaire de distinguer deux cas, Suivant qu'on aura affaire à une aponévrite nodulaire proprement dite ou à une rélraction conslituée.
Dans le premier cas, 1] sera vraiment aisé de distinquer le nodule aponévrotique du simple durillon, lequel est culané el ne s'accompagne d'aucun épaississement, d'aucune induration de l'aponévrose. Ces derniers caractères élimineraient aussi les névromes sous-culanés planlaires, analogues à ceux étudiés par Ruffini en 1890, et
OUR les fibromes proprement dits de l’aponévrose plantaire, extrêmement rares, d'ailleurs, dont Voirin a rapporté une observation du service de M. Reclus (1).
Dans le second cas, 11 y a de la rétraction el un degré variable de pied creux. On pourrait alors le confondre avec le pied creux dit idiopathique ou pied creux des adolescents, qui se développe à peu près spontanément, vers 13 ou 14 ans, et qui n'est peut-être, d'ailleurs, qu'une variété d'aponévrite encore mal définie.
Avec le pied creux des atrophièés musculaires généralisées, relevant d'une névrite infectieuse ou toxique ou des atrophies nérriliques, associées à des affections médullaires, à la polyomyélite aiguë, à la maladie de Friedereich.
Mais, dans tous ces cas, on retrouvera d’autres symptômes, et on n'aura pas l'étiologie très souvent caractéristique de l’aponévrite, surtout de l’aponévrite traumatique. Nous renvoyons, d'ailleurs, pour la discussion de tous ces diagnostics, un peu étrangers à notre sujet, au premier mémoire de Chalier ou à la thèse de Solle.
(1) Vorrix, Des tumeurs fibreuses de l’aponévrose plantaire (Thèse de Paris 1904). E