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OBsERVATION VI
(M. A. CHALIER
Jean-Marie Ch..., 48 ans, tonnelier à Vaugneray (Rhône).
Le 24 janvier 1909, il glisse et tombe de sa hauteur ; dans sa chute, il perçoit un fort craquement très douloureux, et ne peut se relever. On l'amène à l’Hôtel-Dieu, dans le service de M. Bérard.
À l'examen, on trouve une teinte ecchymotique des téguments dans les deux tiers inférieur de la jambe droite, et des phlyctènes à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur. OEdème considérable au niveau du cou-de-pied et du dos du pied. Pied fortement éversé en dehors. Chute du talon assez prononcée.
Au palper, on trouve une fracture très nette du tibia, à 8 centimètres environ au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne.
On détermine un point douloureux à la pression sur le péroné, à 5 centimètres à peu près au-dessous de son extrémité supérieure.
Le 28 janvier, réduction sous anesthésie : plâtre.
Le 3 février, le malade présente un peu de fièvre, sans phénomènes pulmonaires ; on l’attribue à la résorption des eaillots sanguins au niveau du foyer de la fracture. Elle passe d’ailleurs rapidement.
Le 12 mars, ablation du plâtre, consolidation parfaite, bonne attitude du membre.
Le 16 mars 1909, le malade commence à pouvoir marcher. On l'envoie en convalescence à l'asile de Longchêne.
On revoit le malade le 23 avril 1907 : il se plaint d’éprouver, depuis huit jours environ, des liraillements assez douloureux dans la région plantaire interne : mais ces phénomènes ne sont pas suffisants pour l'empêcher de marcher. À l'examen, Je constate à droite un certain degré de pied creux, et la première phase de la rétraction de l’aponévrose plantaire :