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celle-ci forme en dedans une bride épaisse, dure et tendue, qui s’exagère par le relèvement des orteils. La partie moyenne du bord interne présente même un nodule aponévrotique, douloureux à la pression.
Le malade part chez lui avec une chaussure orthopédique.
Le 4 août 1911, il donne, par lettre, les renseignements suivants : € Après ma sorte de Longchêne, j'ai souffert de la plante du pied trois ou quatre semaines à peine. Ma jambe cassée est très solide, ne me gêne aucunement pour la marche ; j’éprouve seulement un peu de fatigue après une longue marche. Pour éprouver la résistance, jai porté des fardeaux très lourds sans ressentir aucune douleur. Le pied est très
d’aplomb et les orteils bien droits. »
OBsERvVATION VII
(LEDDERHOSE) (1)
Un homme de 30 ans environ avait une grave fracture directe de jambe, dont la guérison traînait en longueur. La consolidation ne se fit qu’au bout de trois mois. À cette époque, la jambe et le pied présentaient des troubles très nets de La nutrition. Au toucher, l’aponévrose plantaire était infiltrée et tendue anormalement.
Après que le malade eut fait, pendant quelques jours, des essais de marche avec des béquilles, il se plaignit d’une sensation de chatouillement et de brûlure à la plante du pied. Il existait, au niveau de la partie moyenne du bord interne de l’aponévrose, un nodule plat, et douloureux à la pression, qui en quinze jours atteignit les dimensions d’un petit haricot soulevant les téguments. La pression et la marche exagéraient les douleurs à ce niveau. L’aponévrose devint de plus en plus dure, et se rétracta notablement. L'extension des orteils devint presque impossible.
(4) Lenn ose, loc“ cil., page 9 .