‹ Contribution à l'étude de l'aponévrite plantaireChapitre 8 sur 26 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Débul. — Il est rare que l’aponévrite plantaire rétracile où non apparaisse d'une manière secondaire. Pourtant, Ledderhose et De Bovis l'ont vu débuter ainsi par une douleur aiguë après rupture de l’aponévrose, et Franke au cours d'une grippe.

Le plus souvent, les malades ressentent des picotements, des tiraillements dans la région plantaire; ces troubles n'existent pas au repos, mais apparaissent pendant la marche ou sont très augmentés par elle. En tout cas, ils n'empêchent pas les malades de se lever et de vaquer à leurs occupations (obs. IT, IV, V, VI). C'est là la forme la plus fréquente.

D'autres fois, au contraire, l'affection est vraiment très douloureuse : le patient ne peut vraiment pas poser le pied à terre. C’est ce qu'on peut appeler la forme douloureuse de l’aponévrite: elle est assez rare, car elle n'est mentionnée qu'une fois sur les six cas de Chalier (obs. E.)

Enfin, il existe une forme latente, parfaitement silencieuse, sur laquelle le malade n'attire pas l'attention du chirurgien, et qu'il faut rechercher systématiquement si on ne veut pas la laisser passer.

Période d'élat. — Dès qu'on palpe le pied, ce qu'on

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sent nettement, et bien mieux qu'on ne le voit, ce sont le ou les nodules fibreux. À chaque observation se retrouvent les expressions de pois, de haricot, d'amande, appliquées à ces nodules. Ce sont bien, en effet, des mots qui les caractérisent : ce sont de petites masses un peu aplalies, à bords plus ou moins arrondis, qui siègent de façon constante le long du bord interne du pied, à égale distance des phalanges et du calcanéum, à peu près au miveau de la tête du premier métatarsien ou un peu plus en arrière. On n’en trouve généralement qu'une à chaque pied.. Si on appuie sur ces nodules, on réveille une douleur plus ou moins vive. Leur consistance est dure, fibreuse, ils ne sont pas nettement délimitables au milieu de l’aponévrose qui les enchasse, mais se continuent et se confondent avec elle.

Cette aponévrose, d’ailleurs, et cela contribue à rendre plus difficile leur délimitation, est indurée et épaissie. Cette induration n'occupe pas toute l'étendue de l'aponévrose: elle est surtout manifeste sur le bord plantaire interne; sans même parler de la rétraction proprement dite, on voit parfois se dessiner des cordelettes rigides, tendues du calcanéum aux têtes métalarsiennes. Les symptômes sont encore plus manifestes si on fait redresser en extension forcée les orteils, et surtout si on compare la plante saine à la plante malade.

Pour nous résumer, l’aponévrite nodulaire se présente ainsi (ans son premier stade, souvent même pendant loule sa durée : aponévrose épaissie, indurée sur le bord plantaire interne, enchassant un ou plusieurs nodules douloureux à la pression.

Evolution. — Le plus ordinairement, les choses en res-

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