‹ Contribution à l'Étude de l'Apoplexie Utéro-PlacentaireChapitre 15 sur 45 · EN RON · texte numérisé non relu

EN RON

Rétention chlorurée et æœdèmes. — La rétention chlorurée n’a. jamais été étudiée complètement. Elle doit cependant exister, puisque les œdèmes molléolaires ou palpébraux ont été notés dans douze cas.

Troubles visuels. — Ils ont été notés par Smyly, Quigley, Snowden, Oldfield et deux fois par M. Couvelaire.

L'examen ophtalmoscopique a montré :

Dans la première observation de M. Couvelaire :

« Des deux côtés, des lésions exsudatives (quelques stries à è droite et quelques ponctuations à gauche) qui pouvaient être attribuées à l’albuminurie actuelle. » Trois mois et demi après, le docteur Morax ne note plus qu’un léger flou du contour pupillaire.

Dans le cas d’Oldfield :

« Rétine floue dans laquelle on ne distingue aucun détail, la rétine paraît tuméfiée. Pas d’hémorragie, pas de désinsertion.

La vue est, en apparence, normale. » Vingt jours après, l’examen ophtalmoscopique est normal.

Icière. — Il à été noté une fois (Huntington).

Il faut observer que, d’une façon générale, les observations donnent peu de renseignements sur l’état de la fonction hépatique.

Quelques remarques font penser qu'il y aurait intérêt à étudier {a diminution de la coagulabilité sanguine.

Une fois (Keyworth), on nota un suintement hémorragique anormalement long (plus de huit jours) d’une petite plaie vulvaire.

Une fois (Snowden), une cicatrice abdominale de laparotomie donna un suintement analogue. |

A amas

Vignes et Chavany ont constaté que quatre jours après les accidents, la coagulabilité sanguine était normale (5 minutes), ainsi que: la rétraction du caillot.

L'’apoplexie utéro-placentaire apparaissant comme cliniquement liée à la toxhémie gravidique, il convient d'étudier ses relations avec les autres manifestations de cette toxhémie.

Elle n'a aucun rapport avec les phénomènes toxhémiques des premiers mois (ptyalisme, vomissements, etc...).

L'éclampsie, par contre, a été notée six fois, soit avec une fréquence de 8,3 %. Il semble donc y avoir une certaine relation entre l'apoplexie utéro-placentaire et l’éclampsie, mais nous devons remarquer :

1° Que l’apoplexie utéro-placentaire est plus fréquente chez les multipares, alors que l’éclampsie se manifeste surtout chez des primipares ; ‘

2° Que l’éclampsie n'a pas une tendance particulière à réapparaitre lors des gestations ultérieures, alors que l’hémorragie rétro-placentaire, sinon l’apoplexie, se reproduit assez souvent (Couvelaire).

Page 1