‹ Contribution à l'Étude de l'Apoplexie Utéro-PlacentaireChapitre 28 sur 45 · CONSÉQUENCES DYNAMIQUES DES LÉSIONS D’APOPLEXIE · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DYNAMIQUES DES LÉSIONS D’APOPLEXIE

Modifications de la contractilité utérine. - Shaw, parlant de l’hémorragie rétro-placentaire en général, considère deux groupes cliniques d’utérus :

« Les utérus contractiles, les plus habituels, eo à ne thérapeutique.

« Les utérus non contractiles, ne répondant pas. Ce sont ceux-là qui, après l'extraction de lenfant, donneront des hémorragies graves de la délivrance vis-à-vis desquelles, dit-il, la seule chance est dans l’hystérectomie. »

Aux deux types précédents, . nous en ajouterons un troisième ; dans quelques cas en etfet, ia contractilité utérine a disparu, l'utérus est en état de tension permanente comme s'il s'agissait d'un hydramnios, mais les contractions réapparassent après la rupture des membranes.

Les utérus non contractiles sont vraisemblablement ceux qui sont atteints d'apoplexie. |

L'inertie utérine nous paraît être si caractéristique de l’apoplexie utéro-placentaire que nous pensons qu’un décolle-

ment prématuré du placenta qui s'accompagne, après l’expulsion de l'enfant, d’une hémorragie sérieuse du post-partum, a de grandes chances d'être en réalité une apoplexie utéroplacentaire. |

Shaw en donne la preuve. Rappertant 7 cas de décollement prématuré du placenta ayant nécessité l’hystérectomie pour inertie, 5 fois après opération césarienne, 2 fois après accouchement par les voies naturelles, il constata que dans 6 cas il y avait des lésions d’apoplexie utéro-placentaire.

Dans notre statistique portant sur 73 cäs, nous devons en éliminer 9 au cours desquels l'inertie n’aurail pas pu se manifester ; ce sont les 4 cas de femmes mortes non accouchées, auxquels s'ajoutent les 5 cas où l’on a pratiqué l’hystérectomie sans césarienne préalable. Sur les 64 cas restants, la statistique accuse :

11 hémorragies du post-partum.

1 inertie après césarienne, s'étant améliorée au cours dé

l'intervention et n'ayant pas nécessité l'hystérectomie.

5 inerties après césarienne, ayant nécessité l’hystérectomie.

Soit 17 cas nets d'inertie=27 %.

Ce chiffre est certainement au-dessous de la vérité, car dans beaucoup d'observations on a pratiqué une hystérectomie complétant la césarienne sans en donner la raison. Nous n'avons pas tenu compte de ces cas,

De plus, il est essentiel de remarquer que les 11 cas d'hémorragie du post-pastum furent mortels. Il s'agit d'hémorragies incoercibles résistant au tamponnement et même à l'hystérectomie qui, pratiquée 3 fois, ne permit dans aucun cas de sauver la femme.

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