SUR
tate la présence d’un « petit abcès sous-cutané », et, comme elle ne peut recevoir à domicile les soins que nécessite son état, l'envoie à l'hôpital, où elle est admise salle Elisa Roy, dans le service de M. Peyrot.
L'examen est pratiqué le 10 juin.
La malade a un aspect cachectique. La langue est sèche, la peau chaude, le thermomètre marque 39 degrés. Tout mouvement est douloureux, et la malade se tient, de préférence, dans le décubitus latéral droit, la cuisse fléchie. Dès qu’on la touche, elle se plant.
La région de la fosse iliaque droite est le siège d’une tuméfaction appréciable à la vue, mate à la percussion, douloureuse au toucher. La peau est rouge violacé dans une étendue d’une paume de main, et sur le point d’être ulcérée par une collection purulente sous-jacente. La malade est opérée immédiatement. L’incision est faite sur le point culminant de l’abcès et conduit dans une cavité sous-cutanée d’où s’écoulent environ 100 grammes de pus. Le fond de cette poche est grisâtre. En l'explorant, on voit sourdre du pus par un petit pertuis de l’aponévrose du grand oblique ; l’abcès était en bouton de chemise.
On incise largement cette aponévrose sur la sonde cannelée et on arrive ainsi dans une très grande poche pleine d’un pus épais, verdâtre, très fétide et qu’on évacue. La poche remplit toute la fosse iliaque et présente un diverticule qui va vers la région lombaire et un autre qui va vers le petit bassin. On ne voit ni le cœcum, ni l’appendice, qui-semblent rejetés en avant et en dedans de la collection. Les parois de l’abeès sont tomenteuses. Ecouvillonnage, lavage et drainage. Pansement iodo-
formé.
Le soir la température était à 38°, le lendemain à 37%. La
mad} à: Vice convalescence fut longue, mais se fit sans incidents. Au bout
d'un mois, la malade avait recouvré ses forces et son embonpoint.