TRAITEMENT
Une fois l’appendicite tuberculeuse isolée diagnostiquée chez un tuberculeux pulmonaire, le traitement opératoire s'impose. Il n’y a pas de traitement curatif médical de l’appendicite tuberculeuse. Toute médication symptomatique échoue dans tous les cas.
Les interventions chirurgicales chez les tuberculeux ayant soulevé de nombreuses discussions, il nous semble indispensable de préciser certains points particuliers de la question.
À. — Dans le cas de l'appendicite tuberculeuse surinfecltée se traduisant par une crise aiguë, aucune discussion n’est possible. Même si leslésions pulmonaires sont d’une extrême gravité pouvant faire craindre une intervention chirurgicale quelle qu’elle soit, le malade n'a rien à gagner par la temporisation. Par contre, l'opération pratiquée à temps et, point important, à l'anesthésie autre que l’éther et même le chloroforme (l'anesthésie locale ou larachianesthésie semblent être bien supportées par les tuberculeux), quand les lésions sont encore localisées, ne peut être que couronnée d'un succès. L'observation I que nous rapportons montre qu'aucune suite fâcheuse du fait de l’inter-
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vention n'est survenue dans les jours qui l'ont suivie. Bien au contraire, nous avons assisté À une, amélioration incontestable aussi bien locale (fermeture de la plaie opératoire dans les délais normaux, absence de fistule) que dans l’état pulmonaire. Il est bien entendu que nous ne discutons pas ici l'opportunité de l’intervention dans les cas où, en plus de l’appendicite tuberculeuse, il y a d’autres lésions bacillairesintestinales dont cette première n'est qu'un épiphénomène. Cela dépasse lé cadre de ce travail.
Nous ajoutons cependant que, même quañd on 4 des craintes de trouver à l'intervention des lésions plus étendues, dans les cas où une crise aiguë d’appendicite tuberculeuse surinfectée nécessite l'opération, une laparotomie apporte au malade plus de chancés de trouver des lésions encore enlevables que la tempori-
sation n'apporte de chances de résolution spontanée.
B. — Tout autre apparaît le problème en dehors de crise aiguë dé surinfection, dans les cas où l’ensemble des signes permet de supposer l'existence d’une appendicite tuberculeuse chronique chez un tuberculeux.
Ici la vie n'étant pas immédiatement menacée, et d’une part la gravité de l’état pulmonaire faisant redouter le choc et les suites opératoires, d’autre part la crainte de la dissémination bacillaire du fait de l’intervention, on est fatalement incité à la temporisation. Pourtant le tuberculeux pulmonaire 4 tellement besoin d’avoir un apparéil digestif en parfait état que,
J. Kaniewski 3