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L. (OLLIER). — Résection humérale de 5 centimètres

Résultat : soiidité latérale. Mouvements entre 70° et 140.

IL (OLLIER).— Jeune homme de ?1 ans. Luxation du conde en arrière eten dedans. Traité sans succès par les rebouteurs, la réduction manuelle et la syndesmotomie.

Résection humérale de 56 millimètres.

Résultat : flexion à 75°, extension à 1509.

IL (OLLiER). — Femme de 25 ans. Luxation en arrière du coude datant de trois mois. Ankylose en extension compiète, masse osseuse rétroépicondylienne.

Résection humérale de 56 millimètres.

Résultat après 78 jours : forme parfaite, raccourcissement de 21 millimètres.

Flexion active jusqu’à 85°, passive jusqu’à 80e.

Extension active jusqu'à 135°, passive jusqu'à 142.

Cas de Fochier.

I. (Rapporté par OLLIER). — Fille de 8 ans, luxation du coude droit en arrière, Résection humérale de 3 centimètres.

Examen cinq ans après. Résultat : raccourcissement de 25 millimètres, dont 5 pour l’avant-bras. Solidité latérale.

Flexion presque complète. Extension à 1309, avec effort à 135°, empéchée par le crochet de l'olécrâne.

IL. (Thèse de Maraxcos). — Fille de 8 ans. Luxation du coude en arrière datant «de deux mois, et compliquée de fracture de Pépicondyle. Résection humérale de 3 centimètres.

Résultat : flexion normale, extension à 1509.

IL. (Thèse de MaraNGos). — Garçon de [0 ans et demi. Luxation en arrière avec fracture épicondylienne. Résection après un mois et demi.

Résultat : mouvements actifs limités, mouvements passifs étendus.

IV. (Thèse de MaranNGos). — Homme de ?2 ans. Euxation ancienne du coude en

arrière. Résection humérale. Résultat excellent.

V. (Thèse de MARANGoS). — Luxation du coude ancienne. Même résultat.

VI. (Thèse de Maraxcos). — Luxation ancienne du coude avec fracture de Pépitrochlée, cal difforme, ponts osseux allant du bras à l'avant-bras. Résection totale

large. Résultat : articulation ballottante.

Cas de Bæœckel.

I. — Femme de 39 ans. Luxation compliquée en arrière, datant de six semaines. Résection humérale.

Résultat : Mouvements limités jusqu’à l’ongle droit.

Il. — Femme de 20 ans. Luxation vieille de dix-huit mois. Ankylose à angle obtus. Résection de lhumérus et de la tête du tadius. Excision au ciscau d’ostéophytes nés sur le cubitus.

Résultat : Mouvements au-delà de Pangle droit.

Extension complète.

[l Il. — Femme de ?7 ans. Luxation en dehors de six semaines de date. Résectiom humérale de 3 centimètres.

Résultat : flexion à angle aigu.

IV. — Femme de ?9 ans. Résection par une seule incision externe. Mème résultat

Cas de Molière.

L — Homme de ?8 ans. Luxation irréductble en arrière. Résection humérale. Raccourcissement de 4 centimètres.

IL — Homme de 45 ans. Luxation en arrière du coude gauche.

Fracture de lolécrane sans succès. Résection humérale de 10 centimètres. Résultat : pas de raccourcissement sensible.

Solidité latérale. Mouvements presque normaux.

IT. — Femme de 45 ans. Luxation du coude datant de dix semaines. Ankylose complète. Résection totale. Résultat parfait.

IV. — Femme de 37 ans. Luxation en arrière de deux mois. \ésection de 11 centimètres. Guérison en 40 jours.

Résultat parfait. ;

V. — Garçon de 13 ans. Résection humérale, Os reproduit en deux mois. Résultat fonctionnel très bon.

— VE — Homme de 35 ans. Luxation en arrière avec fracture condylienne. Ankylose. Résection humérale par une incision interne. Résultat très bon.

VIT. — Enfant de 13 aus. Luxation datant de un mois. Résection humérale par incision externe. Résultat parfait.

VITE. — Luxation du coude chez une femme, datant de ? mois. Résection humérale. Résultat parfait.

IX. — Fille de 12 ans. Luxation avec fracture condylienne. Ankylose. Résection humérale avec dégagement du nerf cubital. Résultat satisfaisant.

X. — Homme de 41 ans. Luxation ancienne du coude en arrière datant de deux mois. Résection humérale. Résultat bon.

Observations de Maydl.

I. — Luxation en arrière chez un homme, datant de dix mois et demi. Incision transversale postérieure. Résection totale.

Résultat : mouvements actifs et passifs libres.

Extension incomplète.

I. — Garçon de 14 ans. Luxation du coude avec fracture de la trochlée. Incision transversale postérieure. Résection humérale. Résultat : mouvements limités.

HL. — Garçon de 9 ans. Luxalion latérale avec fracture de lPépitrochlte et exostose rétroépicondylienne. Résection humérale. Résultat : mouvements étendus.

Annandale (The Lancet, 1872).

Luxation en arrière avec ankylose rectiligne fibreuse. Résection humérale. Résultat : mouvements normaux.

On voit par ce résumé que la résection à été pratiquée déjà un certain nombre de fois (27), et que les résultats en ont été brillants. Ollier, qui en a donné les indications précises, la recommande surtout dans les cas de luxations irréductibles compliquées de fractures, avec petits fragments osseux détachés par l’arrachement des ligaments, et quand le périoste déchiré forme des lambeaux qui

reproduisent des masses d'os irrégulières.

LOT, ces

La résection peut être totale ou partielle. Cela dépend évidemment des indications; ainsi, s’il y a ankylose osseuse avec fusion complète, et qu'on ne peut distinguer l’interligne, il ne peut y avoir d'autre indication que la résection totale. Mais, en général, il faut préférer les résections économiques. Et, comme les surfaces articulaires de l’avant-bras sont moins souvent altérées que celles de Phumérus, on peut se contenter le plus souvent de la résection humérale. Ollier recommande de réséquer largement au-dessus de Pinterligne, et lui-même n’enlève jamais moins de cinq centimètres. Mais Mollière préfère la résection limitée au strict nécessaire, parce que, dit-ii, plus le périoste est décollé sur une large surface, et plus il à de tendance à exagérer sa production osseuse; de plus, chez l'enfant, on à moins de chances d'entamer le cartilage épyphysaire, et, par là, le raccourcissement consécutif est moins marqué. Ollier évite cet inconvénient d'hyperformation osseuse, en excisant une partie du périoste décollé, remplissant ainsi une double indication, régulariser la reproduction de l'os nouveau et limiter étendue de la surface proliférante.

Nous ne nous appesantirons pas davantage sur la résection du coude, cette opération étant maintenant classique, et son manuel opératoire étant décrit suffisamment dans les ouvrages, et nous passerons de suite à l’étude de l’arthrotomie appliquée aux luxations

anciennes du coude.

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