‹ Contribution a l'etude de l'arthrectomieChapitre 6 sur 12 · EL 2 · texte numérisé non relu

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Championnière n’avoue-t-il pas lui-mème que dans un cassur vingt et un, les os étaient sains ? Les formes purement synoviales sont rares, nous le savons, mais nous ne prétendons pas que l’arthrectomie doive être une opération fréquente. Elle s’appliquera à ces cas dans lesquels on trouve des os intacts, ou portant au plus des traces d’altérations secondaires, ulcérations superficielles des surfaces en contact, liées à la compression réciproque de ces surfaces. Débitées en tranches minces, les épiphyses présentent l’apparence du tissu osseux normal.

Quelquefois encore, le tissu osseux de l’épiphyse ulcérée a subi des modifications de nutrition et de structure ; «il est raréfié, friable, tantôt jaunâtre, graisseux, tantôt violacé, splénoïde. Mais, en général, on n’y trouve pas, surtout chez l’enfant, d’ilots tuberculeux nécessitant une résection. Et la distinction est essentielle : si l’aspect anormal du tissu osseux se rapportait directement à la tuberculose, il faudrait extirper tout ce qui est suspect; si au contraire, comme c’est la règle, il y a seulement un trouble trophique, on comprend mal l'indication d’enlever une portion d'os quelconque au delà des limites de l’ulcération. Les troubles trophiques ne s’étendent-ils pas beaucoup plus loin que l’épiphyse, à l’os tout entier, et même parfois à tout le squelette du membre. » (MÉNARD.)

Et les cas d’intégrité tuberculeuse des os sont loin d’être une exception; c’est sur leur constatation répétée que s'appuient les partisans de l’arthrectomie.

MüLLER a examiné à la clinique chirurgicale de Gœæt-

OA a tingen 232 pièces de la collection de Kœnig. Sur.ces 232 pièces, 118 appartenaient au genou, 61 à la hanche, 93 au coude. Or il a rencontré 158 fois le type ostéal, et 46 fois le type synovial, soit pur, soit accompagné de petites altérations osseuses, « sans aucun doute secondaires. »

Il faut remarquer d’ailleurs que la proportion varie singulièrement d’une articulation à l’autre etquesi l’on

- trouve 30 0/0 des cas de tuberculose purement synoviale au niveau du genou, on ne la rencontre plus que dans 20 0/0 des cas au coude et dans 60/0 des cas seulement à la hanche. |

VERNEUIL, à propos de la discussion d’un rapport de Lannelongue sur les résections, rapportait une observation personnelle de résection du genou dans laquelle les os étaient intacts ; il avait trouvé : « de la synovie dans l'articulation et la synoviale transformée. en une masse de fongosités ayant trois doigts d'épaisseur. »

M. Krrursson dans la discussion de 1888 à la Société de chirurgie, déclare : « J'ai fait quatre fois la résection du genou et quatre fois les os étaient sains. » |

En 1860, à propos des observations de M. Richelot M. Maronanp dit dans trois cas avoir trouvé l'os absolument sain.

M. RicHELOT « se range parmi ceux qui pensent que l'intégrité du squelette se rencontre assez souventchez l'adulte ». Depuis deux ans. il avu douze malades, chez lesquels il aurait pu faire la résection du genou, s’il avait eu « une opinion exclusive et une pratique uni-

forme », En éliminant un cas de résection pour anky-

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lose et un cas d’arirectomie pour laxité articulaire, àl reste dix malades q: avaient des tumeurs blanches. Or un jeune homme de Qans, après une arthrotomie explorairice a guéri tou seul par ankylose, plus facilement et plus vite qaprès une opération radicale ; <apparemmentses os létaient pas bien malades ». Chez les neuf autres, M. Ricelot a fait cinq fois l’arthrectomie, quatre fois seulemat la résection, et encore, chez l'un d'eux les os étaient olides et vierges d'altération,

En 1890, Bæœckezr dont ous avons déjà donné l’opinion, publie dans la Gaztte médicale de Strasbourg une nouvelle série de trent résections.Sür ce nombré, il s'agissait seize fois de synwite fongueuse avec lésions osseuses secondaires.

M. ALBERTIN, partisan de l’rthrectomie chez l'enfant, a rencontré au cours de ving arthrectomies, dix fois la forme synoviale pure. Das les dix autres cas, il a trouvé des lésions osseuses coicomitantes;ila dû dans ces cas faire des évidements oseux mais n’a jamais eu recours à la résection.

M. MÉNARD rapporte dans la Revue d’orthopédie de 1898 les résultats de vingt-quatre arthrectomies. Or il a trouvé six fois les surfaces ariculaires indemnes. Peut-être les cartilages étaient-ils atérés d’une manière superficielle, légèrement amincis, nais ils semblaient normaux à la vue et au toucher.

M. Moresrina trouvé dans ses arthrectomies les extrémités osseuses parfaitement saines ; nots-même avons pu constater sur une de ses opérées leur:intégrité parfaite.

Il est évident que lorsque nous parlons de l’inté-

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