‹ Contribution a l'etude de l'arthrectomieChapitre 8 sur 12 · MANUEL OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

MANUEL OPÉRATOIRE

Le chirurgien qui veut pratiquer l’arthrectomie doit être bien pénétré de cette idée que l’opération qu'il tente est aussi délicate, plus délicate même qu'une résection ; s’il prétend faire une résection simplifiée, il ne fera qu’une mauvaise arthrectomie. L'opération a pour but d’enlever toute la jointure, et non pas seulement les points malades de la synovialeou la synoviale seule ; aussi diffère-t-elle de la synovectomie telle que la proposait Ollier. L’extirpation de la synoviale est un temps, mais un temps seulement de l’arthrectomie qui comporte en plus la poursuite systématique de tous les prolongements de cette synoviale, l’éradication des ligaments croisés et des disques semi-lunaires, le décapage des surfaces osseuses, l’ablation de toutes les fongosités. Il ne faut donc pas croire à la simplicité et à la facilité d'exécution de l'arthrectomie. C’est pour mettre en garde les chirurgiens contre une telle opinion que M. RicxeLor disait en 1890 à la Société de Chirurgie :

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