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maigrissait. Il fallait donc à tout prix intervenir et ne pas se borcer de fausses espérances entretenues.par cet axiome susceptible de revision, que les enfants atteints de tumeur blanche guérissent le plus souvent par la tempOrISa D EN LA RSR RS ARMOR PAPER
Or, nous avions à choisir entre l’amputation, la résection et le curage, Céstiies Farilroxesis in Un D EN on EAN SERRE
L’arthroxesis fut décidé.
Voici le manuel opératoire que j'ai suivi et les résultats immédiats qu’il m’a donnés :
Sous le sommeil anesthésique, et après avoir savonné le membre jusqu’au : genou et lavoir plusieurs fois lavé avec une solution d’acide phénique au 50e, j'ai appliqué au-dessus du genou la bande d’Houzé de Launoy. Faisant alors, sur un drap phéniqué, maintenir solidement par un aide le membre couché sur sa face interne, le pied bien immobile, j'ai fait, sur le bord postérieur de la malléole péronière, une incision de cinq centimètres dépassant en bas la pointe de l’os et remontant en avant et en haut en contournant légèrement son bord antérieur. Sans disséquer la peau, je suis allé droit jusqu’au périosle, en ayant soin de ne pas m’écarter en arrière, pour ne pas atteindre la gaine des péroniers, que je supposais encore saine. Le périoste incisé, je l’ai rapidement et facilement détaché de l’os. Celui-ci s’est présenté dans la plaie libre de toute part et, d’un coup de scie, en faisant bien écarter les parties molles, je l’ai coupé à quatre ou cinq millimètres au-dessus de la surface articulaire du tibia.
Après avoir, avec les ciseaux et la pince, extrait quelques débris osseux et surtout cartilagineux restés dans la plaie, j'ai vu l'articulation tout entière pleine de fongosités et l'articulation péronéo-tibiale déjà envahie.
L’aide placé en face de moi a alors saisi le pied et la jambe avec ses deux mains et, par un mouvement en sens inverse, qui produisait l’adduction du pied, a maintenu l’articulation béante. +
Quelques coups de curette de Wolkmann, moyenne, ont suffi pour balayer la jointure sans racler les cartilages.
Mon premier soin a été ensuite de porter l’instrument profondément en arrière. Il a, par plusieurs fois, ramené des masses de fongosités. Bientôt je me suis assuré avec le doigt qu’il ne restait plus rien et que toute la partie postérieure de l'articulation était absolument nettoyée.
Jusque-là, j'avais de temps en temps accompagné le raclage d’injections phéniquées qui, outre l’antisepsie réalisée, avaient l’avantage de déblayer le terrain et d’aider les manœuvres.
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Je passai à la partie antérieure. Elle fut, par un mouvement plusieurs fois répété de dedans en dehors, débarrassé de ses fongosités, mais je sentis en même temps que la curette raclait sur un os dénudé. C’était le bord du tibia déjà atieint de carie, mais dans des limites très restreintes. Je n’hésitai pas et continuai le raclage jusqu’à ce que je sentisse avec le doigt l’os absolument sain et que l’instrument ne le pénétrât plus facilement.
Je terminai l'opération en raclant avec soin le trajet fistuleux avec une petite curette et en passant celle-ci dans tous les plis de la plaie, pour bien m'’assurer qu'aucune partie ne restait incomplètement nettoyée. Un dernier lavage avec de l’eau phéniquée à 50/1000° chassa quelques débris de fongosités, des caillots et de la poussière osseuse.
Fixant alors, au moyen d’une bande phéniquée, deux gros tampons de ouate hydrophyle imbibée d’une solution boriquée, sur chaque plaie, de manière à faire une compression énergique, j’enlevai la bande hémostatique. |
Quelques instants plus tard, je pouvais constater qu'il n’y avait point d’hémorragie, mais seulement un écoulement sanguin en nappe. Je fouillai alors toute la cavité et le trajet fistuleux avec une petite éponge imbibée de solution de chlorure de zinc et je procédai au pansement définilif.
Deux drains en caoutchouc vulcanisé furent placés, l’un de part en part en avant de l'articulation, son extrémité interne dans le trajet fistuleux au ras de la peau, son extrémité externe dans la plaie; le second dans l’arrièrecavité de manière à bien assurer l’écoulement des liquides et la plaie fut exactement suturée avec du crin; je saupoudrai avec de liodoforme, enveloppai toute la jointure et le pied avec de la gaze iodoformée imbibée de solution boriquée, recouverte ensuite d’une large feuille de gutta-percha laminée et fis de la compression ouatée jusqu’au-dessus du genou.
Les suites opératoires ont été fort simples; nous ne sommes qu’à la trentesixième heure; mais l’enfant ayant un peu souffert présente une température de 39°, j'ai dù refaire le pansement. Les tissus étaient souples, à peine un léger écoulement de sérosité sanglante, pas le plus léger indice de suppuration.
Note. — I. Le pansement a été régulièrement refait tous les huit ou dix jours. La température à longtemps oscillé entre 38° et 93°.
IT. Cinq mois après l'opération, la petite malade était dans une situation satisfaisante. Il existait alors sur la partie externe de la jointure un petit trajet fistuleux, mais on ne
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trouvait point de fongosités sur l'interligne articulaire; il n'existait aucun point douloureux; un peu de mobilité dans l'articulation. L'état allait s’améliorant tous les jours et nous pouvions avoir l'espérance d'obtenir bientôt un succès.
Le membre malade fut placé dans un appareil plâtré qu’on pouvait retirer tous les matins pour donner un bain sulfureux et qu'on replaçait immédiatement après. Cet appareil assurait aussi complètement que possible l’immobilité.
HT. Aujourd'hui l'enfant est entièrement guérie de son affection. Plus de traces de suppuration; volume normal de larticulation. Les mouvements sont possibles et la marche peut se faire régulièrement.