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Antécédents héréditaires : son père et sa mère bien portants. Rien du côté des collatéraux.
Célibataire. Il se plaint de souffrir du genou depuis trois mois environ. Il insiste sur ce fait que la douleur se produit brusquement lorsqu'il fait un mouvement. Sa jambe se trouve tout à coup immobilisée, comme cela se rencontre dans le cas de corps étrangers articulaires.
M. le professeur Lanelongue examine le malade et découvre, en effet, à la partie externe de l'articulation, plusieurs corps étrangers qui sont signalés par des ressauts qui se font sentir lorsqu'on imprime un mouvement de latéralité à la synoviale, qui, du reste, est fort épaissie, Quelques-uns de ces corps étrangers donnent la sensation de grains de plomb sous la peau de larticulation du genou.
Le malade est soumis d’abord à une compression avec badigeonnage à la teinture d’iode, mais son état reste stationnaire.
Au bout de deux mois de temporisation, M. Lanelongue se décide à l’ouverture de l’article. Opération le 17 juin 1888.
Précautions antiseptiques.
Incision partant de la partie externe de l'articulation, descendante d’abord, puis remontante en demi-cercle sur la partie interne U.
Le tendon rotulien est sectionné, l’articulation ouverte, la rotule rejetée en haut.
On se trouve en présence de très nombreuses villosités graisseuses, véritable lipome diffus qui est complètement enlevé par le raclage.
Cette masse villeuse tient à la synoviale et on trouve dans cette articulation toutes les périodes de développement des corps étrangers articulaires, depuis la frange synoviale à peine formée jusqu'aux corps étrangers devenus cartilagineux.
Pas d’altération cartilagineuse ou peu de chose. Décortication de lasynoviale très complète. Deux incisions sont alors pratiquées à la peau sur les côtés latéraux inférieurs de l'articulation, par où passent deux drains assez volumineux. |
A la partie postérieure (région poplitée), deux drains sont également placés, cet endroit se trouvant le point déclive quand le malade sera couché.
La rotule est rabattue sur l'articulation, très nettoyée à l’eau phéniquée à 50/1000°.
Sutures des tendons au catgut.
Suture superficielle au crin. Pansement ouaté des plus sérieux, compression. Immobilisalion dans gouttière en carton, aucun mouvement de l’articulation n’est possible.
Les suites de l’opération sont très simples, mais un peu longues.
On ne refait le premier pansement que le douzième jour.
Pas de suppuration. Léger écoulement séreux.
Pas d’élévation de température.
T. oscille tout le temps entre 37° et 38°.
Le douzième jour, les drains latéro-inférieurs et postérieurs sont enlevés, le malade ect replacé dans un nouveau pansement ouaté et compressif.
Un mois et demi après, le malade est placé dans un appareil plâtré, toutes les plaies sont cicatrisées.
Le 17 août, il quitte l'hôpital en marchant. Légère douleur. Ankylose incomplète.
Notes. — Le malade est venu nous voir il y a un mois environ (juin 4889), il se porte très bien, marche de même, et peut faire sans fatigue 7 ou 8 kilomètres.
Il ne s’est pas encore livré aux travaux fatigants des cullivateurs.
Léger mouvement de flexion dams l’articulation, encore un peu de douleur et qui le fatigue quand il marche trop longtemps.