OBSERVATION V
(Due à M. LAMARQUE, interne du service de M. le Dr DEMONS, prise dans sa thèse inaugurale page 129, 1889, n° 41.)
Tumeur blanche du genou droit. Arthroxesis avec ablation de la rotule. Suppuration longue. Guérison.
N... (Joseph), vingt-quatre ans, entré à la salle 18, lit 9, pour une tumeur blanche du genou droit, en octobre 1887.
Antécédents héréditaires. — Père mort d’accident, sa mère encore vivante; cinq sœurs et un frère. Un frère est mort de tumeur blanche du genou; une sœur est morte d’une maladie d’estomac.
Antécédents personnels. — A peu près nuls, il prétend ne jamais avoir été malade jusqu’en janvier 1887, époque à laquelle il eut une pneumonie à la suite de laquelle il commença à souffrir du genou. Il entre au mois de mai à la salle 11, et sort quelque temps après amélioré par le repos et les révulsifs.
Il entre à lhôpital pour la seconde fois en octobre 1887, et est placé salle 48, où nous l’examinons.
Le genou droit est gros, plein de fongosités : en certains points, il y a de la fluctuation. Les douleurs sont considérables, il y a là une inflammation intense : le genou devient de plus en plus gros, de plus en plus tendu; la peau est rouge, amincie, menace de se rompre.
On décide que l’articulation doit être débarrassée de ces masses fongueuses enflammées et on pense faire la résection du genou.
Le 22 février 1888. Après chloroformisation, une incision en H est faite en avant du genou, les lambeaux rejetés en haut et en bas, et on tombe sur un tissu fongueux, au milieu duquel est enfermée la rotule.
On pratique l’ablation de la rotule.
On s'aperçoit alors que les cartilages du fémur et du tibia sont encore bien conservés et en bon ëtat et ont conservé leur aspect nacré, brillant, ordinaire. Les extrémités osseuses, en un mot, ne paraissent pas malades et les masses tuberculeuses occupent surtout les parties molles.
L’articulation est nettoyée, débarrassée de ses fongosités ; on pratique alors un drainage rigoureux, désinfection et sutures, puis immobilisation dans une gouttière après avoir appliqué un très grand pansement phéniqué.
Le soir, rien à signaler. Le malade souffre un peu. T. 3706.
Le 23 février. Le matin, le pansement est refait, rien à signaler, pas de douleurs; le soir, quelques frissons.
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Les joûrs suivants, l’état général est bon. La plaie va bien. Les douleurs sont nulles : les drains fonctionnent bien.
Le 3 mars. Le malade souffre beaucoup, il est très abattu. T. 3908, le soir.
Le 4. On refait le pansement. Un peu de rougeur de la plaie, les points de suture ont lâché en un point. On injecte par les drains de l’eau boriquée. La température se maintient élevée les jours suivants, la suppuration est très abondante.
Le 13. La température baisse de nouveau, elle se maintient au-dessous de 38° avec quelques légères poussées déterminées par un petit abcès du talon, qui fait beaucoup souffrir le malade et qui met longtemps à guérir.
La plaie du genou se cicatrise parfaitement.
Le membre est mis dans un appareil plâtré qui permet certains mouvements .
Il reste, dans les points déclives où passaient deux drains, des ouvertures
qui ne se ferment pas et suppurent pendant très longtemps. Cependant le malade va et vient.
Il aide actuellement dans le service.
L'état général est devenu excellent.
Tableau de la Température.
matin. soir. matin. soir.
93 février... »0» 3706 BHiMarst er 3708 39 4 DH Ts O1 E 37 8 Or 9012 39 1 DO 91 0 37 8 TR LR Se 39 »
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OBSERVATION VI (Due à M. le Dr Poxsor, Revue le Chirurgie, 1881, page 413.) Arthroxesis. Guérison.
S... (Émile), vingt-deux ans, valet de chambre, entre le 2% juillet 4880 à
lPhôpital Saint-André, service de M. le professeur Lannelongue, salle 47, lit 10.