‹ Contribution a l'étude de l'arthroxesis ou abrasion intra-articulaire dans le traitement des arthrites fongueusesChapitre 20 sur 29 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

(Même auteur.) Tumeur blanche du coude.

Ch... (Françoise), née à Saint-Sulpice (Savoie), trente-trois ans, entre à l'hôpital le 25 octobre 1879.

Rien du côté de l’hérédité; son père parait avoir succombé à une pneumonie, sa mère vit encore. Elle s’est bien portée jusqu’au mois de juin 1879, à ce moment elle fut exposée longuement à la pluie sans pouvoir changer ensuite de vêtements. C’est alors que les mouvements du bras devinrent raides

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et qu’une notable tuméfaction apparut. Actuellement de légers mouvements sont encore possibles, mais provoquent de très vives douleurs. Deux fistules avec bourgeons charnus päles conduisent la sonde jusqu'aux extrémités osseuses, elle s'enfonce assez loin au-dessous du triceps. Vastes foyers fongueux en avant et en arrière de l'articulation.

La malade est faible, cependant les grandes fonctions s’accomplissent bien.

Le 28 octobre. Anesthésie et abrasion suivant le procédé ordinaire. Par l’incision externe et celle de la capsule, on enlève toutes les granulations sous-cutanées et celles qui entourent l’épicondyle et le radius. Nettoyage et conservation des ligaments postéro-externe et annulaire. En dedans, absence des cartilages de l’humérus, entre le condyle et la trochlée il n’en reste plus que des traces. Après l’opération, pas de douleurs, pas de fiévre.

Premier pansement le 31 octobre; 37°5, le thermomètre ne s'élève jamais plus haut. Deuxième pansement le 3 novembre, plaie en bon état.

Le 7. Plaie vermeille, suppuration assez abondante, mais pas de stagnation: douleur assez vive pendant le pansement parce qu’on lui laisse tomber le bras en pronation. |

Le 28. Médiocre quantité de pus, cautérisation des bourgeons.

Décembre. On commence à extraire la plupart des drains. Les plaies marchent à la cicatrisation vers la périphérie. La malade est revue actuellement : santé parfaite, mouvements communiqués faciles, plaies fournissant encore une certaine quantité de pus.

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